BFMTV

VIDEO - "RER surfing": un jeune de 18 ans interpellé après la publication de sa "vidéo de l'extrême"

Des adolescents s'accrochent à l'extérieur d'un train pendant toute la durée d'un trajet entre deux gares

Des adolescents s'accrochent à l'extérieur d'un train pendant toute la durée d'un trajet entre deux gares - Capture "RER-surfing"

Le "train surfing" ou encore le "RER surfing" inquiète de plus en plus les autorités. Le principe: s'accrocher à l'extérieur d'un train pendant la durée du trajet, et filmer ses exploits. Un jeu dangereux, qui a déjà fait plusieurs morts, et qui commence à faire des émules en France.

Le phénomène "RER surfing", ou ce "jeu" inconscient qui consiste à se filmer suspendu à l'extérieur d'un train durant tout un trajet, envahit la toile. Depuis 10 jours, une vidéo du phénomène a été vue par des dizaines de milliers d'internautes. Elle montre deux adolescents s'accrochant à l'extérieur d'un RER lancé à plus de 60 km/h. Son auteur, un jeune homme âgé de 18 ans, a été interpellé mardi à Neuilly-Plaisance en Seine-Saint-Denis à la suite d'une plainte déposée par la RATP.

"C'était juste pour l'adrénaline"

"Je me suis fait taper beaucoup sur les doigts pour avoir fait ça, j'ai eu conscience que ce n'était pas bien, mais j'ai eu conscience un peu tard en fait" a reconnu l'auteur de la vidéo "RER-surfing" au micro de BFMTV, même s'il assure qu'il avait " bien réfléchi" avant d'agir. "C'était juste pour l'adrénaline", a-t-il expliqué. Le jeune homme a été interpellé et placé en garde à vue à la suite d'une plainte de la RATP.

La société de transports parisiens ,qui condamne fermement ces actes, veut à tout prix empêcher que cette pratique devienne un phénomène incontrôlé sur Internet. Et pour cause, en Russie et en Australie, cette pratique suscite un véritable engouement et les vidéos se multiplient. Le "RER surfing", s'inspire en fait du "métro surfing" russe. A Moscou, la police russe avait indiqué avoir arrêté plus de 1.000 "surfeurs", rien qu'en 2011.

"Je risque ma vie parce que finalement je n'ai que ça à montrer"

Pour les psychiatres, ce jeu dangereux témoigne d’une certaine faiblesse chez ces individus. "C'est un phénomène sans doute qui doit toucher les plus fragile, ceux qui d'ailleurs doute le plus d'eux-mêmes", explique Marcel Rufo, pédopsychiatre. " Je risque ma vie parce que finalement je n'ai que ça à montrer, à risquer, c'est ça la fragilité", ajoute-t-il.

L’an dernier, un jeune homme d’une vingtaine d’année s’était tué après avoir escaladé, avec une caméra, le toit d’une rame de métro en circulation. En Inde, un garçon de 14 ans avait perdu la vie alors qu'il essayait d'éviter les poteaux de fer présents le long des rails tout en étant suspendu aux côtés d'un train. 

A.-L. B.