BFMTV

Valls: pas de "lien direct" entre les attentats et les opérations en Belgique

Des personnes soupçonnées d'avoir apporté un soutien logistique, notamment à Amedy Coulibaly ont été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi.

Des personnes soupçonnées d'avoir apporté un soutien logistique, notamment à Amedy Coulibaly ont été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi. - Philippe Huguen - AFP

Douze interpellations ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, en région parisienne. Ces arrestations font suite aux attentats de Paris et n'ont pas de "lien direct" avec les opérations antiterroristes menées en Belgique.

L'enquête se poursuit après les attentats qui ont frappé la France la semaine dernière. Douze personnes ont été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi, indique une source judiciaire, une information confirmée par Bernard Cazeneuve, le ministre de l'intérieur.

Dans la matinée, Manuel Valls a indiqué qu'il n'y avait pas de "lien direct" entre les attentats commis en France la semaine dernière et les opérations antiterroristes qui ont eu lieu en Belgique jeudi. "Le lien qui existe, c'est la volonté des terroristes de s'attaquer à nos valeurs, à nos concitoyens", a déclaré le Premier ministre en visite à Quimper.

De l'ADN sur une arme de Coulibaly

Les personnes interpellées cette nuit, neuf hommes et trois femmes, vont être interrogées sur le "possible soutien logistique" qu'elles sont susceptibles d'avoir apporté aux tueurs, notamment des armes et des véhicules, a-t-on précisé. D'après les informations de BFMTV, l'ADN d'un homme a été retrouvée sur une arme d'Amedy Coulibaly.

C'est d'ailleurs sur l'entourage du tueur que se portent les investigations. Les interpellations ont eu lieu à Grigny, la ville d'origine d'Amedy Coulibaly, et à Fleury-Mérogis, où il avait été incarcéré. Des perquisitions sont également en cours à Montrouge, Grigny, Fleury-Mérogis et Epinay-sur Seine.

Des filatures avant les interpellations

Selon une source policière, les enquêteurs ont effectué ces derniers jours de nombreuses filatures de plusieurs personnes repérées à partir d'éléments ADN et d'écoutes téléphoniques réalisées dans l'entourage des frères Kouachi, et d'Amedy Coulibaly. Les enquêteurs sont notamment sur la trace de la voiture d'Hayat Boumeddiene, compagne d'Amedy Coulibaly, visée par un mandat de recherche et qui a été repérée en Turquie le 2 janvier avant de passer en Syrie le 8. Après les attentats, la police avait déjà effectué une série de perquisitions en région parisienne, notamment à Bondy, pour tenter de la retrouver. 

La semaine dernière, les frères Kouachi avaient attaqué le siège de Charlie Hebdo, tuant 12 personnes. Amedy Coulibaly, qui était en lien avec eux avait les jours suivant tué une policière municipale et quatre personnes dans la prise d'otage de l'Hyper cacher porte de Vincennes à Paris.

Les trois terroristes sont connus pour appartenir à la mouvance islamiste. Chérif Kouachi, le plus jeune des frères a été condamné dans un dossier de filière d'envoi de combattants jihadistes en Irak, au milieu des années 2000. Coulibaly était lui sorti de prison en mai, après avoir purgé une peine pour sa participation à un projet d'évasion d'un des auteurs des attentats de 1995, Smaïn Aït Ali Belkacem.

C. B avec AFP