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Rassemblement à Nantes: "Aucune violence n'avait sa place aujourd'hui", dénonce la maire

La maire de Nantes, Johanna Rolland, en octobre 2018.

La maire de Nantes, Johanna Rolland, en octobre 2018. - Sebastien Salom Gomis - AFP

Des débordements ont eu lieu lors de la manifestation contre les violences policières samedi à Nantes, moins d'une semaine après la découverte du corps de Steve Maia Caniço.

La maire de Nantes Johanna Rolland a déclaré samedi qu'"aucune violence n'avait sa place aujourd'hui à Nantes, alors que toute la ville souhaitait se recueillir" pour Steve Maia Caniço, en condamnant "les dégradations commises par certains".

Rappelant qu'un premier rassemblement avait eu lieu samedi matin sur l'île de Nantes , près de l'endroit de la Loire où a été retrouvé le corps du jeune homme disparu la nuit de la Fête de la musique, "dans le silence, le calme et le recueillement", elle a estimé dans un communiqué que "ce temps de recueillement était indispensable pour que chacun puisse dire son émotion et partager la douleur de la famille et des proches".

"Des dégradations violentes"

Johanna Rolland a condamné les "éléments radicaux qui se sont emparés de ce drame pour en découdre, et s'attaquer violemment aux commerces et au mobilier urbain des rues de Nantes" samedi après-midi lors d'un second rassemblement contre les "violences policières".

"Je condamne avec la plus grande fermeté ces dégradations violentes commises par certains, qui ne servent en rien la recherche de la vérité, ni la mémoire de ce jeune homme, quelles que soient la colère et l'émotion. La violence qui s'est abattue sur Nantes lors de ce rassemblement est inadmissible", a-t-elle dit.

Selon la maire socialiste, "les enquêtes en cours devront apporter toute la vérité sur la mort tragique de Steve Maia Caniço. Nous le devons à sa famille dont la dignité force le respect, à ses proches, et à tous ceux qui partagent aujourd'hui leur peine".

Elle a précisé que plusieurs élus municipaux s'étaient rendus samedi matin au rassemblement en hommage à Steve Maia Caniço.

B.R. avec AFP