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Propos homophobes d'un médecin sur Facebook, le conseil de l'ordre saisi

Un médecin généraliste a comparu devant le conseil de l'ordre des médecins, pour avoir tenu des propos homophobes sur Facebook. (Photo d'illustration)

Un médecin généraliste a comparu devant le conseil de l'ordre des médecins, pour avoir tenu des propos homophobes sur Facebook. (Photo d'illustration) - AFP

Un médecin dijonnais est accusé d'homophobie sur Facebook. L'homme a décrit l'un de ses patients comme un homosexuel "pas de type fofolle, sans manières surjouées, plutôt un monsieur tout le monde". Le conseil de l'ordre des médecins a été saisi.

Il pensait partager une expérience médicale anodine sur une page d'entraide Facebook, concernant un patient atteint de syphilis. Mais le généraliste, qui exerce à Dijon, a publié, le 26 décembre dernier, des propos pour le moins surprenants: "Je viens de frôler une erreur médicale. J'ai eu un patient qui venait pour ce qui semblait être une fissure anale. (...) Le truc, c'est que le patient est homosexuel. Pas un homo de type "fofolle" avec des manières surjouées, plutôt un monsieur tout le monde, du coup je n'ai rien vu (et ce n'était pas marqué dans le dossier)". 

"Homophobie ordinaire"

L'association LGBT l'Amicale des Jeunes du Refuge a décidé d'alerter le conseil de l'ordre des médecins de Bourgogne. Medhi Aïfa, président de l'association, explique France Bleu.

"Dans les commentaires sous ce post, ce médecin insiste en parlant 'd’intonation de voix très aiguë, d'hommes qui marchent sur une ligne en se déhanchant', etc. et c'est ce qui contribue à l'homophobie ordinaire".

Le médecin a donc comparu ce lundi, devant l'ordre des médecins, qui doit trancher définitivement sur son cas lundi 9 janvier prochain. Interrogé par France Bleu, il se justifie: "Le fait de ne pas avoir compris que le patient était homosexuel m'a poussé à ne pas demander certains examens. Et donc à potentiellement faire une erreur de diagnostic. C'est pour ça que j'ai pensé utile de poser la question de savoir s'il y avait d'autres cas."

Alexandra Milhat