BFMTV

Plus de 45 tonnes de thon rouge saisies sur un chalutier portugais

Des chalutiers dans le port de Vigo au Portugal, le 13 juin 2008

Des chalutiers dans le port de Vigo au Portugal, le 13 juin 2008 - MIGUEL RIOPA, AFP/Archives

Plusieurs dizaines de tonnes de thon rouge, dont la pêche est contrôlée et plusieurs tonnes de requin-taupe dont la pêche est interdite, ont été saisies à Lorient.

Quelque 45,5 tonnes de thon rouge ainsi que 3,6 tonnes de requin-taupe ont été saisies à bord d'un chalutier en infraction battant pavillon portugais, dérouté sur le port de Lorient, a appris l'AFP mercredi auprès de la préfecture du Morbihan.

3,6 tonnes de requin-taupe

"Nous avons dénombré au total 45,5 tonnes de thon rouge ainsi que 3,6 tonnes de requin-taupe dont la pêche est strictement interdite", a déclaré à l'AFP une employée de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) du Morbihan.

Plus de 240 kilos d'espadon sous la taille minimale de capture ont également été dénombrés.

Le "Vila Do Infante", long de 25 mètres, dont le port d'attache est Sagres, a été contrôlé il y a une semaine à 100 milles nautiques (près de 200 km) au large de Lorient, dans la zone économique exclusive (ZEE) française.

"Devant la gravité de ces infractions, le navire a été dérouté vers le port de Lorient (...). Le navire et les thons pêchés en infraction ont été saisis", avait indiqué lundi la DDTM dans un communiqué, ajoutant que ces infractions peuvent faire l'objet d'une condamnation pénale assortie d'une amende de 22.500 euros.

Depuis qu'il a failli disparaître, le thon rouge fait l'objet d'une protection renforcée au niveau international, mais la demande mondiale ne faiblit pas.

Dans un communiqué, le comité régional des pêches maritimes de Bretagne (CRPMEM) a annoncé son intention de se constituer partie civile dans l'action au pénal qui sera intentée contre l'armement propriétaire du navire.

"Cette façon d'exercer est totalement contraire aux règles de pêche durable et responsable voulues et mises en pratique par les pêcheurs professionnels bretons", indique le comité régional des pêches.

C.Br. avec AFP