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Nantes: une semaine après sa disparition, un millier de personnes rassemblées pour Steve

Les participants réclamaient la "justice" et la "vérité" pour Steve, ce jeune Nantais de 24 ans disparu depuis le soir de la musique après l'intervention musclée des forces de l'ordre.

Un millier de personnes ont défilé dans le calme samedi à Nantes en mémoire de Steve Maia Caniço, disparu pendant la fête de la musique, au cours de laquelle des personnes sont tombées dans la Loire après une opération policière.

"Où est Steve ?"

Le cortège est parti devant la préfecture de région pour rejoindre le quai Wilson, où a eu lieu l'opération policière controversée. Au total 11 personnes ont été repêchées dans la Loire par les secours durant la nuit, d'après Christophe Castaner.

"Où est Steve?", interrogeait la banderole de tête bleue, réclamant "justice" et "vérité". "Arrêt des violences policières, on ne meurt pas pour quelques notes de musique" ou "La Free pleure un de ses enfants", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants.

"C'est une marche humaine, on cherche juste à se recueillir, à être en communion pour repenser à ce qu'il s'est passé", a expliqué Vincent Lacroix, de l'association Média'son.

Musique électronique

Les manifestants ont défilé dans le calme et au son de la musique électronique. La préfecture de Loire-Atlantique a recensé 950 manifestants et n'a relevé "aucun incident" sur le parcours, a-t-elle indiqué.

Steve Maia Caniço, 24 ans, n'a plus donné signe de vie depuis la nuit du 21 au 22 juin. La fête de la musique s'était terminée dans la confusion vers 04h30, quand des échauffourées avaient éclaté entre participants et policiers, venus exiger l'arrêt de la musique. 

Certains participants affirment qu'ils s'étaient retrouvés aveuglés dans un nuage de gaz lacrymogène alors que de nombreux fêtards étaient éméchés. S'en était suivie une panique et la chute de plusieurs fêtards dans le fleuve.

Le parquet de Nantes a ouvert une information judiciaire sur cette disparition et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie d'une enquête.

Esther Paolini avec AFP