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Mort de Steve Maia Caniço: les appels au rassemblement samedi se multiplient

Des passants place Royale à Nantes, le 31 juillet 2019.

Des passants place Royale à Nantes, le 31 juillet 2019. - LOIC VENANCE / AFP

Les soutiens de Steve Maia Caniço, dont le corps a été retrouvé lundi dans la Loire, appellent à manifester à Nantes samedi après-midi contre les violences policières.

De nombreux appels à des rassemblements samedi ont été diffusés sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à Steve Maia Caniço, mort après une intervention de police lors de la Fête de la musique à Nantes, le 21 juin dernier. Une mobilisation qui a également pour but de dénoncer les violences policières. 

"Tous à Nantes pour Steve", "Ni oubli, ni pardon", "Nous demandons des réponses": plusieurs mots d'ordre appellent à se rassembler, donnant tous rendez-vous au centre-ville de Nantes, samedi à 13 heures. C'est le point de rassemblement d'où partent habituellement le samedi les manifestations des gilets jaunes depuis l'automne dernier à Nantes. Un événement Facebook a d'ailleurs été créé par les gilets jaunes de Loire-Atlantique.

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steve.rassemblement.JPG © -

L'avocate de la famille de l'animateur périscolaire de 24 ans, Me Cécile de Oliveira, a déclaré ce mercredi qu'elle ne savait pas si les proches du jeune homme participeraient à cet hommage. C'est une possibilité, a-t-elle expliqué, car "ils sont touchés par leur solidarité".

La préfecture de Loire-Atlantique a pour sa part assuré qu'elle n'avait reçu "aucune déclaration de manifestation" pour samedi. Environ 150 personnes se sont rassemblées mardi soir à l'extrémité de l'île de Nantes, où a été découvert le corps. Mercredi, il n'y a pas eu de rassemblement sur ce lieu, ni sur le quai Wilson où s'est déroulé le concert. 

"Castaner, démission!"

À Toulouse, en fin de journée mercredi, environ 200 personnes ont manifesté dans le centre-ville en scandant "Castaner, démission!" et "la police mutile, la police assassine". Sur un grand morceau de tissu blanc de plusieurs mètres de long, posé au sol, on pouvait lire "Justice pour Steve. On n'oublie pas, on ne pardonne pas".

Des fleurs blanches à la main, Claudie, 62 ans, mère d'"un fils de l'âge de Steve", a exprimé sa "colère" et "son indignation profonde de la manière dont cette affaire a été traitée depuis le début". 
Esther Paolini avec AFP