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Marisol Touraine tente de placer un de ses conseillers à la direction d'un centre de lutte contre le cancer

Marisol Touraine à l'Assemblée nationale.

Marisol Touraine à l'Assemblée nationale. - JACQUES DEMARTHON - AFP

Marisol Touraine cherche à nommer un de ses conseillers directeur général adjoint de l'Institut Gustave-Roussy, à la pointe de la lutte contre le cancer en Europe. Mais cette ingérence ministérielle passe mal auprès de l'établissement.

Après la déception de ne pas avoir été nommée à l’Hôtel Matignon, Marisol Touraine se retrouve au centre d’une polémique. Des administrateurs de l’Institut Gustave-Roussy (IGR), un établissement à la pointe de la lutte contre le cancer situé à Villejuif, l’accusent de vouloir imposer un de ses collaborateurs, Frédéric Varnier, au poste de directeur général adjoint du lieu, révèle Le Parisien. La place est prestigieuse: l'IGR est le premier centre de combat contre le cancer en Europe. 

La théorie et la pratique entrent en collision

Le préfet de région, président du conseil d’administration, a été mandaté par la ministre des Affaires sociales et de la Santé pour convoquer une session extraordinaire à la date du 14 décembre. L’intitulé de la réunion est claire: "Nomination de Frédéric Varnier en tant que directeur général adjoint de Gustave-Roussy". L’arrêté ministériel, reproduit dans les pages du quotidien francilien, est déjà prêt.

C’est d’ailleurs l’attribution du ministre de la Santé de nommer le titulaire de ce poste mais, problème, en pratique, le choix revient traditionnellement au directeur général. Et ce dernier, Alexandre Eggermont, n’accepte pas la décision de Marisol Touraine.

Un simple rôle consultatif

Il faut dire qu’il apparaît essentiel que le binôme à la tête de l’Institut Gustave-Roussy (IGR) soit harmonieux. Or, Alexandre Eggermont avait proposé un autre nom. Frédéric Varnier, quant à lui, est perçu comme un pur produit du cabinet de la ministre où il a officié comme conseiller. Le ministère assure que Frédéric Varnier figurait sur une petite liste comprenant plusieurs candidats possibles pour les fonctions concernées. Mais la direction assure que l’assertion est erronée.

Les deux parties s’opposent toujours mais la ministre est en position de force. Le conseil d’administration de l’institut n’a, en effet, qu’un rôle consultatif dans ce processus.

R.V.