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Fête du Travail: revivez la journée de défilés

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Les syndicats, en ordre dispersé, et Marine Le Pen, en bonne forme dans les sondages, ont défilé ce 1er mai, pour une Fête du Travail placée sous le signe du rejet de l'austérité. Retrouvez ici l'essentiel de cette journée de défilés.

Divisés sur l'accord emploi, les syndicats ont fêté cette année le 1er mai dans la désunion: la CGT, opposée au texte a appellé, avec ses seuls alliés, à une manifestation au départ de Bastille. La CFDT a organisé, quant à elle, avec deux autres centrales réformistes, un rassemblement inédit à Reims. FO a fait cavalier seul au Mur des fédérés.

En ordre dispersé et très divisés, les syndicats se sont faits voler la vedette par Marine Le Pen qui a prononcé le traditionnel discours du Front national, place de l'Opéra, à Paris. Retour sur les événements marquants de cette journée de défilés.

18h02 - 97.300 manifestants selon le ministère de l'Intérieur. 16.300 à Paris, 3.100 participants à Marseille, 3.000 à Toulouse, 2.700 à Lyon, 2.500 à Grenoble, 2.200 à Strasbourg et 200 à Reims, selon les chiffres établis à 17h30 par la Place Beauvau.
17h27 - Selon la CGT, 160.000 personnes ont manifesté en France, pour la Fête du Travail, à l'appel de la CGT, FSU et Solidaires.

16h00 - "Nous souffrons depuis un an", estime, pour sa part, Jean-Luc Mélenchon, interrogé par BFMTV quelques minutes avant le début de la manifestation de la CGT. Avant d'ajouter: "Il n'y a pas d'ouverture pour un changement de cap. François Hollande est au pied du mur: il doit choisir entre la politique de la relance et la politique de l'austérité".

15h45 - "La dispersion syndicale, c'est l'arme des patrons", a regretté Thierry Le Paon, secrétaire général de la CGT, au micro de BFMTV. "J'avais proposé, lors du Congrès de Toulouse, au nom des organisations de la CGT, de construire un 1er mai unitaire, à partir de revendications communes. Malheureusement nous n'avons pas été entendus et la division l'a emporté sur le rassemblement", a-t-il poursuivi.


15h40 - Le cortège de la CGT s'est élancé. Le cortège syndical parisien, réunissant plusieurs milliers de personnes à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires a démarré vers 15h30 de la place de la Bastille, conduit par les leaders de la CGT et de la FSU. 15h00 - "Les politiques d'austérité doivent s'arrêter le plus vite possible", estime Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, au micro de BFMTV, à quelques minutes du début du défilé de la CGT. "Il faut changer de cap le plus vite possible, cette manifestation va le faire entendre", assure Pierre Laurent.

14h40 - Près de 300 militants au rassemblement de la CFDT. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a appelé a "un front uni des réformistes" à Cormontreuil près de Reims, devant 300 militants, selon un comptage de l'AFP, lors du rassemblement commun CFDT-CFTC-Unsa.

"Cette union représente un front uni des réformistes, c'est le début d'un travail renforcé entre les organisations syndicales et seule l'union peut faire reculer les extrêmes", a ainsi déclaré Laurent Berger.
14h25 - A Lyon, 4.000 personnes ont bravé la pluie pour manifester. Le cortège, emmené par la CGT, comptait de nombreux militants du Front de gauche, du PCF ainsi que de la CNT. A leur arrivée place Bellecour à la mi-journée, les manifestants ont brandi des pancartes "Non à la casse de nos droits" ou encore "Nous ne payerons pas la crise du capitalisme". 14h15 - Du côté de Marseille, 3.000 personnes selon la police, 10.000 selon les organisateurs, ont défilé ce mercredi pour protester contre l'austérité. Dans la cité phocéenne, le défilé du 1er mai s'est tenu en ordre dispersé, les syndicats étant partagés sur la réforme du marché du travail.

14h00 - Au pied du Mur des fédérés, à Paris, environ 300 militants du syndicat Force Ouvrière rendent hommage à la "politique sociale" de la Commune, au cimetière du Père-Lachaise.
13h40 - A Bastille, le défilé de la CGT se prépare. Le PS ne devrait pas s'y joindre, mais des cortèges d'EELV et du Front de gauche seront présents dans le défilé. Des personnalités d'extrême gauche ont fait savoir leurs regrets devant les divisions syndicales. Le défilé devrait s'élancer à 15 heures.

13h30 - A Toulouse, 5.700 personnes ont manifesté d'après les syndicats, 3.000 selon la police. La CGT était en tête de cortège, derrière une banderole "contre l'austérité, pour l'emploi et le progrès social".

13h10 - Du côté de la CFDT, on a choisi de délocaliser la manifestation. Elle se passe près de Reims, dans un cadre champêtre avec de la musique. Une centaine de représentants syndicaux de la CFDT, l'UNSA et la CFTC sont présents. "Je suis très fier du syndicalisme qu'ensemble nous portons", a dit Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

13h00 - Le discours de Marine Le Pen s'est terminé il y a quelques minutes. Un discours au cours duquel la présidente du FN s'est présentée comme "la lumière de l'espérance contre les ténèbres".
>> Marine Le Pen se pose en "lumière de l'espérance" face aux "temps obscurs"

11h55 - "La France est dans la nuit", affirme Marine Le Pen, qui veut y remédier avec "le combat de la lumière contre les ténèbres". "Vous qui venez de la gauche, de la droite, du centre, vous qui êtes ouvrier, paysan, fonctionnaire, dites-leur que notre parti à nous, c'est la France", s'exclame Marine Le Pen, qui ajoute: "nous sommes le centre de gravité de la politique française".

11h50 - Marine Le Pen monte sur scène et s'apprête à donner son discours. "Il y a un an, nous nous retrouvions ici pour célébrer notre victoire à la présidentielle. Plus de 6 millions de Français avaient choisi l'espérance", rappelle la présidente du Front national. "Mais je suis aussi ici pour vous rappeller tout ce qu'il reste à faire. Mais surtout: le peuple d'abord!" s'exclame Marine Le Pen, sous les applaudissements d'une foule nourrie.

11h00 - "Le FN est le parti des travailleurs". C'est ce qu'a affirmé Marine Le Pen au micro de BFMTV. Revendiquant "40% des intentions de vote chez les ouvriers", la présidente du Front national a souligné "la grande compréhension entre eux et nous."


10h30 - Le FN meilleur représentant des travailleurs? Pendant le défilé du Front national, le vice-président du parti d'extrême droite, Florian Phillippot, a expliqué au micro de BFMTV que son parti "incarne mieux les travailleurs que les syndicats", qui "se sont coupés de leur base en soutenant l'Europe de Bruxelles".


9h30 - Laurent Berger: "on ne peut pas manifester avec la CGT". Invité de BFMTV, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a rappelé que les divisions entre la CFDT et la CGT sont issues de l’accord sur l’emploi, signé le 11 janvier et rejeté par la CGT. "Nous voulons être dans un syndicalisme constructif", a martelé Laurent Berger.

7h00 – La journée du 1er mai se place sous le signe des divisions syndicales: en désaccord sur l’emploi, la CGT et la CFDT ne défileront pas ensemble. De son côté, le FN a le vent en poupe et pourrait éclipser, lors de son hommage traditionnel à Jeanne d’Arc, les rassemblements syndicaux du jour.

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 >> L'ESSENTIEL:

• Le Front national a défilé ce mercredi matin, avenue de l'Opéra, à Paris

• Au même moment, la CFDT organisait un rassemblement près de Reims
• Le défile de la CGT est parti vers 15h30 de la place de la Bastille

• 160.000 personnes ont manifesté en France, selon la CGT