BFMTV

L'Île-de-France va débloquer 5,5 millions d'euros pour les réfugiés

Des migrants réfugiés dans le lycée Guillaume Bude du XIXème arrondissement de Paris. L'Île-de-France annonce une aide de 5,5 millions d'euros pour porter assistance aux réfugiés.

Des migrants réfugiés dans le lycée Guillaume Bude du XIXème arrondissement de Paris. L'Île-de-France annonce une aide de 5,5 millions d'euros pour porter assistance aux réfugiés. - AFP - Alain Jocard

Le conseil régional d'Ile-de-France va débloquer 5,5 millions d'euros pour un "plan d'urgence" pour l'accueil et le soutien aux réfugiés, dont "50% font leur demande d'asile dans la région", a annoncé mercredi son président Jean-Paul Huchon (PS).

Concrètement, la région va proposer une enveloppe de "5 millions d'euros de crédits d'investissement pour compléter l'aide de l'État de 1.000 euros par réfugiés pour les communes volontaires à l'accueil", selon Jean-Paul Huchon. Les bénéficiaires de ces crédits pourront être l'État, les bailleurs sociaux, les collectivités locales ou tout porteur de projets de centre d'hébergement. En plus de cela, un "fonds d'urgence de 500.000 euros" de crédits de fonctionnement sera mis à disposition pour des "acteurs reconnus de l'aide humanitaire d'urgence".

Ces propositions doivent encore être soumises à l'assemblée régionale, le 24 septembre prochain, et les premiers crédits pourront être débloqués dès le 8 octobre, lors d'une commission permanente. "Nous faisons le choix de délais très rapides", a souligné M. Huchon, qui a par ailleurs assuré que ce plan d'urgence "ne se fera pas au détriment de ce que nous faisons en faveur des personnes défavorisées. C'est du 'plus'".

La Région va également mettre "à la disposition de l'Etat des logements sociaux de son contingent dont les agents régionaux ne voudraient pas afin qu'ils soient attribués à des publics prioritaires", a poursuivi Emmanuelle Cosse, vice-présidente (EELV) en charge du logement. Enfin, la Région va réunir jeudi les directeurs des 12 bases de loisirs du territoire francilien pour voir si des hébergements de tourisme pourraient accueillir provisoirement des réfugiés. C'est déjà le cas à Cergy-Pontoise (Val d'Oise).

la rédaction avec AFP