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L'ancien siège du Front national enfin vendu

Jean-Marie Le Pen dans les locaux du nouveau siège du Front national à Nanterre, en région parisienne. L'ex-président du FN a annoncé que "Le Paquebot", l'ancien siège du parti d'extrême droite à Saint-Cloud, près de Paris, avait enfin été vendu. Cette op

Jean-Marie Le Pen dans les locaux du nouveau siège du Front national à Nanterre, en région parisienne. L'ex-président du FN a annoncé que "Le Paquebot", l'ancien siège du parti d'extrême droite à Saint-Cloud, près de Paris, avait enfin été vendu. Cette op - -

L'ancien siège du Front national à Saint-Cloud, près de Paris, a enfin été vendu, ce qui devrait lui permettre de sortir de ses difficultés financières, a annoncé mercredi son ancien président Jean-Marie Le Pen.

Le FN cherchait depuis 2008 à vendre son ancien siège, surnommé "Le Paquebot" et symbole de ses années fastes, qu'il a abandonné pour des locaux plus petits à Nanterre (Hauts-de-Seine).

La vente du bâtiment situé en bordure de Seine s'est finalement conclue le 21 avril autour de 10 millions d'euros, a dit le président d'honneur du FN à Reuters.

"C'est une vente définitive. C'est un soulagement, ça nous permet de régler nos dettes", a-t-il dit, précisant que l'immeuble avait été racheté par une chaîne de maisons de santé.

Le Front national, fortement endetté, misait sur cette vente pour que la campagne présidentielle de 2012 de sa nouvelle présidente, Marine Le Pen, ne soit pas gênée par les problèmes financiers qui l'assaillent depuis quatre ans.

Les dettes du FN s'élevaient à plus de 10 millions d'euros, une épine dans le pied du parti d'extrême droite qui a le vent en poupe depuis les récentes élections cantonales.

Le parti connaît des déboires financiers depuis les calamiteuses élections législatives de 2007, où nombre de ses candidats n'avaient pas atteint un score suffisant pour obtenir le remboursement de leur campagne.

Depuis, ses dirigeants tentaient en vain de vendre l'ancien siège de Saint-Cloud et naviguaient au jour le jour sur le plan financier. Le FN devait ainsi 200.000 euros de cotisations sociales.

La situation s'était précipitée fin mars quand la Société générale, qui disposait d'une hypothèque sur "Le Paquebot", avait concrétisé devant le tribunal de Nanterre une procédure de saisie immobilière.

Le tribunal avait accordé un délai de deux mois au parti, qui doit plus de cinq millions d'euros à la banque, sur la base d'une promesse de vente, avait précisé à Reuters Wallerand de Saint Just, le trésorier et avocat du FN.

Deux promesses de vente ayant échoué, le FN a baissé le prix de vente à 10 millions d'euros, loin des 15 millions évoqués initialement par Jean-Marie Le Pen.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse