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Kerviel remis en liberté sous bracelet électronique lundi

Jérôme Kerviel

Jérôme Kerviel - François Guillot - AFP

Incarcéré pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros à sa banque, l'ex-trader de la Société générale portera un bracelet électronique et devrait quitter la prison de Fleury-Merogis lundi.

La Cour d'appel de Paris a accepté jeudi la demande de libération conditionnelle, sous bracelet électronique, de Jérôme Kerviel, a annoncé son avocat David Koubbi. Incarcéré pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros à sa banque, l'ex-trader de la Société générale portera un bracelet électronique et devrait quitter la prison de Fleury-Merogis lundi.

"Jérôme Kerviel est admissible au processus d'aménagement de sa peine. Il sortira de Fleury-Mérogis ce lundi et il va reprendre le cours d'une vie tout à fait normale", a déclaré à la presse son avocat, Me David Koubbi, après avoir consulté la décision au Palais de justice de Paris.

Au total, l'ex-trader, considéré dans le monde comme l'un des symboles des dérives de la finance, aura donc passé un peu plus de 150 jours, soit près de cinq mois, derrière les barreaux.

Péripéties judiciaires

Devenu un symbole des dérives de la finance mondiale, Jérôme Kerviel avait été définitivement condamné en mars à cinq ans d'emprisonnement, dont trois ferme. Depuis la mi-mai, il purge sa peine à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne.

Le 1er août, un juge d'application des peines lui a octroyé son placement sous bracelet électronique, mais le parquet d'Evry a fait appel de cette décision. Devant la cour le 26 août, le parquet général a requis son maintien en détention. L'arrêt a été mis en délibéré à ce jeudi 4 septembre.

Une douzaine d'employeurs potentiels

Me David Koubbi affirme disposer d'une douzaine d'employeurs prêts à embaucher son client. 

Dans son combat judiciaire, l'ancien trader a déjà obtenu une victoire auprès de la Cour de cassation: celle-ci a annulé les 4,9 milliards de dommages et intérêts qu'il avait été condamné à payer. Ce volet devrait néanmoins être rejugé prochainement devant la Cour d'appel de Versailles.

M. T. avec AFP