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Gilets jaunes: près de 1700 victimes de casseurs recensées à Paris depuis le 17 novembre

Voiture brûlée à Paris en marge de la manifestation des gilets jaunes le 1er décembre 2018.

Voiture brûlée à Paris en marge de la manifestation des gilets jaunes le 1er décembre 2018. - Geoffroy Van Der Hasselt - AFP

La majorité d'entre eux sont des commerçants victime de casseurs, mais aussi des particuliers dont le véhicule a été dégradé.

En marge du douzième weekend de mobilisation des gilets jaunes qui se tient ce samedi, sous forme de marche blanche à Paris, et de défilés en province, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait promis un dispositif de sécurité "puissant" avec près de 80.000 unités mobiles déployées sur l'ensemble du territoire.

Un déploiement en réponse aux exactions de casseurs qui depuis le début du mouvement mi-novembre dernier auraient fait, rien qu'à Paris, près de 1700 victimes, selon les chiffres du parquet de Paris rapportés par nos confrères du Parisien.

"Les trois quarts sont des commerçants et le reste des particuliers dont le véhicule a été endommagé" souligne Carole Damiani, directrice du bureau parisien de l'association Aides aux victimes, interrogée par le quotidien francilien. 

Travail administratif et psychologique

Comme le rapporte encore le journal, les victimes doivent "s'armer de patience" afin de trouver le bon interlocuteur. "Notre travail va consister à faciliter toutes leurs démarches, notamment administratives, avec les services fiscaux, les assurances les chambres de commerce ou encore la justice" abonde-t-elle.

Ce travail sera aussi psychologique car, comme l'explique encore Carole Damiani: "certains ont vécu un vrai traumatisme, avec des hommes qui hurlent dans leur magasin et cassent tout. On a le cas d'une famille dont l'enfant était présent quand les casseurs ont fait irruption. Désormais, il refuse de vivre à Paris" conclut-elle.

Hugo Septier