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Des parents risquent la prison pour avoir refusé de vacciner leurs enfants

En Europe, seules la France et l'Italie ont une politique d'obligation vaccinale (photo d'illustration).

En Europe, seules la France et l'Italie ont une politique d'obligation vaccinale (photo d'illustration). - Jody Amiet - AFP

VIDEO -Le couple estime que les adjuvants contenus dans les vaccins présentent plus de risques que de bénéfice pour leurs enfants.

C'est un procès qui risque de faire grand bruit. Un couple va être jugé jeudi après-midi au tribunal de grande instance d'Auxerre. Les deux parents sont poursuivis pour maltraitance, pour avoir refusé de vacciner leurs deux enfants, âgés de 15 mois et 3 ans, contre la dyphtérie, le tétanos et la polyomélite, notamment à cause de la présence d'adjuvants.

Jusqu'à deux ans de prison

"Ils ne font pas dans l'anti-vaccin primaire, ils n'appartiennent à aucune structure, aucune secte", explique Me Emmanuel Ludot, leur avocat. "Il y a des études sérieuses qui sont menées aujourd'hui et qui prouvent que les vaccins peuvent rendre malades nos enfants, plus que les protéger", observe de son côté la mère de famille poursuivie, Samia Larère.

Un choix qui, outre les poursuites judiciaires actuelles qui leur font encourir jusqu'à deux ans de prison, complique leur vie au quotidien: ils sont hors-la-loi et sont dans l'impossibilité d'inscrire leurs deux enfants à l'école, au centre aéré ou à la crèche.

La ministre de la Santé "préoccupée"

En début d'audience, leur avocat déposera une Question prioritaire de constitutionnalité sur la liberté de vaccination. "Je vais très certainement obtenir la saisine du Conseil constitutionnel pour savoir si l'on peut imposer un vaccin", indique Me Ludot.

Parmi les grands pays industrialisés, seuls deux maintiennent l'obligation de vaccination pour les enfants: l'Italie et la France, notait, dans un avis, le Haut Conseil de la santé publique.

Jeudi, la ministre de la Santé s'est cependant dit "préoccupée" sur i-Télé par "ce mouvement de méfiance, de défiance même, vis-à-vis des vaccins. Or, la liberté s'arrête là où commence la santé publique et la sécurité de l'ensemble de la population".