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Ces Français qui changent de vie pour être plus épanouis

Ancienne directrice dans un groupe de presse, Sophie Lepoivre a tout plaqué pour devenir céramiste.

Ancienne directrice dans un groupe de presse, Sophie Lepoivre a tout plaqué pour devenir céramiste. - BFMTV

De plus en plus de Français changent de métier pour gagner en indépendance ou renouer avec une passion. Mais pour atteindre l’épanouissement, le parcours est long et le succès pas garanti.

Elles étaient cadre commerciale ou directrice dans un groupe de presse. Rien ne les unissaient et pourtant, elles ont fait le même choix: changer de métier. La première a décidé de se reconvertir il y a trois ans. Adieu le bureau, bonjour le grand air. Aurélie Autran, la trentaine, démarre une formation d’éducateur canin.

"J’avais fait le tour de mon poste et j’étais entrée dans une sorte de routine. J’avais envie d’un métier plus passion, plus dans le vivant et dans l’aide à l’autre. Mais je voulais également continuer de vivre de mon activité", souligne l’ancienne cadre commerciale.

Pour la seconde, Sophie Lepoivre, le parcours est similaire. Elle aussi a tout plaqué pour devenir céramiste.

"J’ai deux ans pour arriver à mettre sur pied une activité rentable, qui me permette de vivre. J’ai peur de quitter le confort du salariat mais je vais gagner en santé mentale", confie l’ancienne responsable dans un groupe de presse.

La quête de l’épanouissement

Les deux femmes font partie des 27% des Français qui voient dans un projet d’entreprise l’opportunité de changer de vie. Elles s’y tiennent, même si le parcours est semé d’embûches. Se lancer à son compte requiert du temps et une bonne préparation en amont. Du calcul du budget pour mener à bien le projet jusqu’au test de sa motivation au contact de professionnels bien installés, les épreuves sont nombreuses. Sans oublier le côté pragmatique.

"Là où il y a des carences, c’est au niveau commercial", remarque Malik Hadjali, conseiller en création d’entreprise. Certaines compétences ne s’inventent pas du jour au lendemain.

Formations et conseils ne suffisent pas toujours à éviter les difficultés. Il est essentiel d’associer les proches à cette période charnière et également de prévoir un plan B. Si ces aventures personnelles ne se soldent pas toutes par un succès, elles peuvent aider à définir de nouvelles envies pour l’avenir.

P. P. Alexis Cuvillier et Camille Michelland