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Belfort: plus d'un millier de manifestants "contre l'islamophobie"

Une jeune femme voilée (illustration)

Une jeune femme voilée (illustration) - Axel Heimken - DPA - AFP

Plus d'un millier de personnes ont manifesté ce samedi à Belfort "contre l'islamophobie" à l'appel de l'association des musulmans du Territoire de Belfort et d'associations anti-racisme, après l'attaque d'une mosquée à Bayonne et les récentes tensions autour du voile.

Ils étaient 1100 selon la police et près de 2000 selon les organisateurs. Des Belfortains se sont réunis ce samedi pour manifester "contre l'islamophobie" après l'attaque d'une mosquée à Bayonne et les récentes tensions autour du voile. A l'appel de l'association des musulmans du Territoire de Belfort et d'associations anti-racisme, ils ont défilé dans le calme dans les rues de Belfort, derrière une grande banderole "STOP à l'islamophobie".

Sur des pancartes au milieu de drapeaux français, on pouvait lire: "Je suis musulman, j'aime la France" ou "Je suis musulman, j'aime mon pays".

La manifestation visait aussi à soutenir une mère voilée qui avait été prise à partie par un élu RN dans l'enceinte du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le 11 octobre, à Dijon. Ce jour-là, Julien Odoul, membre du bureau national du RN et président du groupe RN à l'assemblée régionale, avait demandé qu'une mère d'élève musulmane qui accompagnait une sortie au Conseil régional retire son voile. Les élus du RN avaient ensuite quitté la salle, avant de dénoncer une "provocation islamiste".

"Bienveillance" et "liberté"

L'évêque de Belfort et le représentant de la communauté israélite ont accompagné le cortège jusqu'à la préfecture de Belfort, où une délégation de cinq personnes a été reçue. Cette rencontre "a duré trois quarts d'heure", a indiqué le président de l'Association des musulmans du Territoire de Belfort (qui gère la mosquée de Belfort), Ali Saab. Il a précisé qu'une lettre avait été remise au préfet, à l'attention du président Emmanuel Macron.

"Dans cette lettre, nous lui demandons de la bienveillance, que la République considère les musulmans comme des citoyens à part entière et assure leur protection", a-t-il dit. "On était là en tant que citoyens français qui défendent le droit d'exercer notre liberté, avec nos coreligionnaires catholiques, protestants ou autres", a-t-il ajouté.

Une proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires, et notamment le voile islamique, a été adoptée mardi en première lecture au Sénat par 163 voix contre 114.

AL avec AFP