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"Une leçon immense et extraordinaire", des proches d'Axel Kahn évoquent son combat contre la maladie

Ce vendredi, le généticien et essayiste a publié sur sa page Facebook un message annonçant sa disparition imminente.

Quelques heures après la publication d'un touchant texte sur Facebook dans lequel il annonce sa mort imminente, Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer lui-même atteint d'une forme incurable de la maladie, a également témoigné sur l'antenne de BFMTV. Au cours de cet entretien d'une vingtaine de minutes, le généticien a assuré ne pas avoir peur de la mort et a envoyé un message de soutien pour tous les Français malades d'un cancer.

"Une leçon immense et extraordinaire"

Ce vendredi, plusieurs de ses proches ont également témoigné auprès de notre antenne. C'est le cas de Franck Papillon, journaliste scientifique et producteur de films scientifiques, qui fait état de "choses qui se sont aggravées en quelques jours depuis le milieu du mois d'avril, c'est extrêmement douloureux."

Après avoir vanté la force de l'homme de 76 ans, ce dernier a expliqué la philosophie d'Axel Khan afin de comprendre la manière avec laquelle il traversait ces semaines si difficiles.

"Ses larmes quand il parle de son père, quand il raconte la lettre de son père qui s’est donné la mort, 'sois raisonnable et humain' une devise qui jusqu’au bout l’anime, jusque devant la mort, c’est une leçon immense et extraordinaire. Il a sauvé des vies, la mort de son père a été le déclencheur d’une démarche philosophique, il a écrit sur des questions éthiques, il est devenu un philosophe comme son père. Il a voulu partager ses idées, sa philosophie, grâce à qui il peut affronter l’inéluctable", assure-t-il.

"Un exemple pour nous tous"

Également invité à l'antenne de BFMTV, le docteur Alain Toledano, cancérologue radiothérapeute à l'Institut Rafaël de Levallois-Perret, "salue la puissance vitale et l'humilité du professeur Kahn."

"Il se bat pour les patients. Il incarne personnellement ce combat avec une manière extrêmement fine. C’est difficile de parler de la mort, parler de la sienne est encore plus compliqué. Il nous dit 'acceptons l’ordre des choses', ça fait partie de la vie, et c’est un appel à humaniser la médecine. Ne soyez plus esclave de votre peur", explique-t-il.

Pour le docteur, cette humilité et cette force face à la mort, qui est également illustrée par Bernard Tapie, qui se bat contre la maladie depuis de longs mois, "va révolutionner la manière de parler aux patients."

"À partir du moment où on a accepté que la mort fait partie de la vie, on diminue sa souffrance en n’ayant pas peur. Ils ont de la thérapie sentimentale, ça nous aide bien, car ça va révolutionner la manière dont on parle aux patients. Vous êtes un exemple pour nous", conclut le cardiologue.
https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV