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Toux et éternuement: jusqu'où vont nos postillons?

Le parcours des postillons modelisé par le MIT.

Le parcours des postillons modelisé par le MIT. - -

Les microbes éjectés lors d'un éternuement ou une quinte de toux sont projetés bien plus loin que ce que l'on pensait jusqu'à présent, comme le démontre une étude américaine récente.

"Atchoum!". En éternuant ou en toussant, on expulse des bactéries jusqu'à six mètres de distance. Soit trois fois plus loin que ce que l'on pensait. Telle est la conclusion d'une étude réalisée par des chercheurs de l'institut technologique du Massachusetts (MIT), et relayée en France par Le Figaro.

Lors d'un éternuement, un nuage de gaz et d'air chaud est expulsé. Il maintient dans l'air - plus loin que ce que l'on croyait - des gouttelettes plus ou moins grosses et remplies de bactéries, détaille l'étude publiée la semaine dernière dans le Journal of Fluids Mechanics.

Sans ce phénomène de "portée", les agents pathogènes ne dépasseraient pas un voire deux mètres de distance pour les plus grosses. Autrement dit, si les gouttelettes s'étaient déplacées par elles-même, elles auraient voyagé 5 à 200 fois moins loin, explique l'étude.

Des germes infectieux très résistants

Par ailleurs, "il y a une circulation dans le nuage", explique John Bush, co-auteur de l'étude. "Les petites gouttes peuvent être remises en suspension par le tourbillon au sein du nuage" et donc se déplacer plus loin que des grosses gouttes, qui auront tendance à tomber.

Autre élément de cette enquête: les germes infectieux contenus dans les postillons sont très résistants et peuvent se répandre par les systèmes de ventilation. Au point que l'étude suggère que les architectes et ingénieurs en bâtiment prennent en compte ces conclusions dans la conception des hôpitaux et des lieux de travail.

Une découverte qui vient confirmer la consigne qui n'est jamais trop répétée: "Mets ta main devant ta bouche quand tu tousses!"

A. D.