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Métro, VTC, bus scolaires: Philippe détaille le plan de déconfinement des transports en commun

Le Premier ministre a annoncé que dans la capitale, 70% de l'offre de la RATP sera disponible le 11 mai. Il s'agira par ailleurs de faire baisser la demande, en favorisant le télétravail et en étalant les horaires.

Il s'agit, a insisté Édouard Philippe, d'un des secteurs clés pour la "reconstruction économique" qui succèdera à la crise sanitaire en France: celui des transports. Durant son allocution à l'Assemblée nationale ce mardi, le Premier ministre y a consacré plusieurs minutes.

Après le 11 mai, date à laquelle est censé débuter le processus de déconfinement, les flux demeureront très réduits sur le territoire. À Paris, où les habitants ont recours aux transports en commun pour se rendre au travail, l'enjeu est tout autre.

Un plan en deux volets

Deux séries de décisions ont été annoncées.

"D'abord, remonter au maximum l'offre de transport urbain. 70% de l'offre de la RATP sera disponible le 11 mai, et nous devons remonter à l'offre nominale", a d'abord déclaré Édouard Philippe face aux 75 députés présents.

Il s'agira ensuite de "faire baisser la demande, en favorisant le télétravail, en étalant les horaires", a-t-il ajouté. Il sera demandé aux Français "de considérer que les transports aux heures de pointes doivent être réservés à ceux qui travaillent".

Capacité du métro parisien réduit à moins de 30% 

Appelant les Français vivant dans les grands centres urbains à rester "vigilants", le chef du gouvernement a annoncé que "le port du masque sera rendu obligatoire dans tous les transports, métros comme bus".

"Les opérateurs devront, au moins pour les trois semaines à venir, s’organiser pour permettre, même dans le métro, de respecter les gestes barrières. Cela veut dire, par exemple, que la capacité du métro parisien sera réduite à moins de 30% du nominal. Qu’il faudra condamner un siège sur deux, favoriser, par des marquages au sol, la bonne répartition sur les quais, se préparer à limiter les flux en cas d’affluence", a-t-il développé. 

Les bus scolaires, eux, circuleront à moitié vides. Les collégiens comme les chauffeurs seront, eux aussi, obligés de porter un masque. 

"Le port du masque sera également obligatoire dans les taxis et les VTC qui ne disposent pas de protection en plexiglas", a précisé Édouard Philippe.
Jules Pecnard