BFMTV

Le patron de l'OMS qualifie le coronavirus d'"ennemi de l'humanité"

Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d'une conférence de presse en Suisse, le 11 mars 2020.

Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d'une conférence de presse en Suisse, le 11 mars 2020. - FABRICE COFFRINI / AFP

En un peu plus de trois mois, le coronavirus a tué plus de 8000 personnes à travers le monde. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l'OMS, qualifie cette maladie infectieuse d'"ennemi de l'humanité".

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié ce mercredi le nouveau coronavirus d'"ennemi de l'humanité", alors que plus de 8000 personnes sont mortes dans le monde depuis son apparition fin décembre en Chine.

"Ce coronavirus présente une menace sans précédent. Mais c'est aussi une occasion sans précédent de nous rassembler contre un ennemi commun, un ennemi de l'humanité", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse virtuelle.

"Plus de 200.000 cas ont été signalés à l'OMS et plus de 8000 personnes ont perdu la vie", dont un enfant, a-t-il dit, soulignant que plus de 80% des cas ont été recensés en Europe et dans le Pacifique occidental. Le patron de l'OMS a une fois de plus demandé à l'ensemble de la communauté internationale de se mobiliser, insistant sur le fait que "l'Afrique devrait se réveiller, mon continent devrait se réveiller".

"Ralentir la transmission du coronavirus"

Le 11 mars, l'OMS a qualifié l'épidémie du Covid-19 de "pandémie", poussant de nombreux pays à prendre des mesures exceptionnelles.

"Tous les jours, l'OMS parle à des ministres de la Santé, à des chefs d'Etat, au personnel soignant, à des dirigeants hospitaliers et industriels (...) afin de les aider à se préparer et à établir des priorités, en fonction de leur situation spécifique", a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Durant sa prise de parole, le président de l'OMS a également rappelé que les règles barrières devaient être appliquées rigoureusement. Les distances de sécurité permettront de "ralentir la transmission du coronavirus, de désengorger les hôpitaux et de gérer correctement l'épidémie", a-t-il insisté. 

Ambre Lepoivre avec AFP