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L’entreprise, allié pour arrêter de fumer

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Malgré le stress de la reprise et les habitudes de pause cigarette, le travail n'est pas un terrain hostile pour qui combat le tabac. Au contraire, l'entreprise peut constituer un atout de choc.

Pour arrêter de fumer, le travail n’est pas votre ennemi. D’abord parce qu'il y est interdit de fumer, depuis le 1er janvier 2007, ce qui limite la tentation. 

De la prévention en plaquettes

Par ailleurs, l'entreprise peut vous inciter à en finir avec le tabac et vous accompagner dans cette épreuve. Les directions sont à même de commander gratuitement des plaquettes de prévention auprès de Tabac info service si vous n’êtes pas encore tout à fait sûr de votre choix... Et que avez besoin de vous persuader à coups de photos de poumons ravagés.

Des séances collectives

Les directions ainsi que le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) peuvent également organiser des consultations collectives. Un médecin généraliste ou un tabacologue sensibilise les intéressés sur les risques de la cigarette.

Des consultations individuelles

Certaines entreprises sont même prêtes à financer des consultations individuelles chez un tabacologue. Car elles ont intérêt à avoir dans leur rang des non fumeurs, qui prendraient moins de pause, seraient moins sujets aux arrêts de travail (11,5% l’avaient fait les six derniers moins, contre 19% pour les fumeurs, selon un sondage CSA) et sont davantage productifs.

Les prescriptions du médecin du travail

Surtout, depuis la promulgation de la loi de modernisation de notre système de santé le 26 janvier 2016, les médecins du travail peuvent prescrire des médicaments de substitution à la nicotine.

Commencez donc par une visite de routine au médecin du travail "pour vous faire prescrire patchs, inhaleurs, pastilles, swing gum ou spray. On arrive plus facilement à arrêter via les substituts nicotiniques, le produit qui a créé le plus de dépendance. Cela permet de stopper d’une manière confortable", assure Olivier Smadja, tabacologue de Tabac info service.

Le traitement, généralement d’une valeur de 50 à 150 euros, est alors remboursé par la Sécurité sociale.