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Vaccin AstraZeneca: Olivier Véran annonce que la Haute autorité de santé rendra son avis mardi

Le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'un point de presse sur le Covid-19, à Paris le 28 janvier 2021

Le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'un point de presse sur le Covid-19, à Paris le 28 janvier 2021 - Stephane LEMOUTON © 2019 AFP

L'Union européenne a autorisé vendredi le vaccin du laboratoire anglo-suédois. Quelques heures auparavant, Emmanuel Macron avait fait part de ses doutes sur son efficacité sur les personnes les plus âgées.

Dans le sillage du feu vert européen donné vendredi, les autorités sanitaires françaises se prononceront mardi sur le vaccin contre le Covid-19 développé par AstraZeneca.

"La Haute autorité de santé (HAS) rendra son avis mardi", a indiqué le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran dans une interview au Journal du dimanche publiée ce jour.

"En donnant son autorisation vendredi, l'Agence européenne du médicament a précisé qu'on pouvait l'utiliser sur toutes les personnes majeures, malgré des données lacunaires sur les plus de 65 ans. Elle a ajouté que des études complémentaires d'efficacité chez les personnes les plus âgées étaient attendues pour février", a-t-il ajouté.

"À la lumière de ces informations, j'ai élaboré une stratégie pour ce vaccin que je vais proposer au Président, une fois connu l'avis de la HAS", a développé Olivier Véran, précisant que "nous disposerons en février d'un nombre réduit de doses de ce vaccin en raison des retards de livraison imputables au laboratoire".

Macron émet des doutes sur ce vaccin

Vendredi, quelques heures avant le verdict européen, Emmanuel Macron avait émis des doutes quant à l'efficacité du médicament chez les plus âgés.

"Les premiers retours que nous avons ne sont pas aujourd'hui encourageants pour les plus de 60-65 ans", avait déclaré le chef de l'État.

Une position au diapason de celle des autorités sanitaires allemandes. Jeudi, la commission de vaccination du pays avait déclaré recommander ce vaccin aux seules personnes âgées de moins de 65 ans, du fait du manque de données pour les personnes au-delà de cet âge. Même son de cloche, samedi, du côté des autorités sanitaires italiennes.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV