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Réunions en non-mixité à l'Unef: Retailleau veut des poursuites pour "provocation à la haine raciale"

Bruno Retailleau lors d'un rassemblement LR à La Baule en août 2020

Bruno Retailleau lors d'un rassemblement LR à La Baule en août 2020 - Loic VENANCE © 2019 AFP

Sur Europe 1 ce mercredi, Mélanie Luce a expliqué que des réunions non-mixtes se tenaient au sein du syndicat étudiant "pour permettre aux personnes qui sont touchées par le racisme d'exprimer ce qu'elles subissent".

La sortie ne passe pas. Bruno Retailleau a dénoncé ce jeudi matin sur Frace Inter la tenue, au sein de l'Unef, de réunions en non-mixité. Le sénateur Les Républicains (LR) de Vendée a appelé à des poursuites contre la présidente du syndicat étudiant, Mélanie Luce, qui en avait évoqué l'existence la veille.

"Aujourd'hui, quand on est une femme, on subit des discriminations donc on organise des réunions pour permettre aux femmes d'exprimer les discriminations qu'elles peuvent subir. On organise aussi des réunions pour permettre aux personnes qui sont effectivement touchées par le racisme de pouvoir exprimer ce qu'elles subissent", avait développé Mélanie Luce ce mercredi sur Europe 1.

"Ça ne veut pas dire que c'est des réunions dans lesquelles on prendrait des décisions. Il n'y a aucune décision qui est prise en non-mixité dans l'Unef", a précisé la représentante du syndicat étudiant.

Retailleau dénonce "une forme d'américanisation"

Des propos dont s'est offusqué le chef de file des sénateurs LR ce jeudi sur France Inter: "La citoyenneté française, le mérite français, on ne le doit pas ni à sa croyance, ni à son origine, ni à la couleur de peau mais à son mérite", a opposé le parlementaire, interrogé sur la liste de personnalités issues de la diversité qu'Emmanuel Macron voudrait mettre à l'honneur.

"Il y a une forme d'américanisation, quand je vois (mercredi) la présidente de l'Unef qui reconnaît que son syndicat fait des réunions où les Blancs sont interdits, je demande au garde des Sceaux d'utiliser un moyen, qui est le moyen qu'il a à sa main, pour mettre en œuvre l'action publique, pour condamner, en tout cas pour rechercher sa responsabilité pour 'provocation à la haine raciale'", a-t-il digressé, estimant qu'il fallait "réagir avec beaucoup de force".

Ce mercredi, Mélanie Luce a également expliqué être "la première femme à ne pas être blanche à diriger l'Unef, qui est une organisation qui existe depuis 110 ans". Un fait "qui interroge", a-t-elle fait valoir.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV