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Qui propose quoi pour le Parti Socialiste ?

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Les socialistes ont rendez-vous ce soir pour déposer leurs motions. Revue d’effectif des forces en présence.

Au PS, après le temps des contributions, est venu le temps des motions. Le conseil national du parti socialiste se réunit ce mardi soir à la Mutualité pour que les motions y soient présentées et défendues pendant 15 minutes par leurs chefs de file. Les motions sont des textes qui exposent un projet global, sorte de programme des candidats au poste de premier secrétaire. Mais, au PS, elles servent surtout à compter les forces en présence, car les 165 000 militants socialistes à jour de cotisation devront voter pour une des motions en lice. Sur les 6 présentées, quatre motions stratégiques se dégagent :

- celle du maire de Paris, Bertrand Delanoë, soutenu par le premier secrétaire sortant, François Hollande, et Pierre Moscovici,
- le texte de Ségolène Royal, appuyée notamment par le maire de Lyon, Gérard Collomb,
- en lice également Martine Aubry avec les fabiusiens et des strauss-kahniens,
- et enfin la motion menée par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, fédérant l'aile gauche du parti.

Les trois premières se tiennent dans un mouchoir de poche. L'une d'entre elles arrivera en tête lors du vote, mais ne devrait pas être absolument « majoritaire », c'est-à-dire avoir plus de 50% des voix. C'est là que la quatrième motion devrait entrer dans le jeu des alliances. Benoît Hamon peut en effet envisager que sa motion atteigne autour de 15% et joue ainsi les arbitres.

Sur le fond, les textes présentés par Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et Martine Aubry ne divergent qu'à la marge. En fait pour les socialistes il y a deux points d'achoppement. Le premier, c'est la question des alliances : avec le Modem, dit Ségolène Royal. Hors de question, répondent Martine Aubry et Bertrand Delanoë. Le deuxième débat qui oppose les ténors du parti, c'est l'élection présidentielle de 2012 : le premier secrétaire doit-il être candidat ? Faut-il organiser des primaires, et, si oui, quand ? Les militants, eux, préfèreraient entendre parler de priorités du PS en matière d'éducation, d'emploi ou de pouvoir d'achat... Mais ce n'est pas, semble-t-il, à l'ordre du jour.

La rédaction et Annabel Roger