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Présidence de l'UMP: ce que disent les derniers sondages

Des trois candidats à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy arrive en tête.

Des trois candidats à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy arrive en tête. - AFP; Montage BFMTV

Alors que les militants sont appelés à voter samedi pour élire le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy reste en tête des sondages. Mais les chiffres sont à prendre avec prudence.

A quatre jours de l'élection du futur président de l'UMP, les sondages sont unanimes: Nicolas Sarkozy est largement en tête. Le plus récent, réalisé mardi par l'institut Odoxa pour L'Express, donne l'ancien Président en première position, même si la campagne de Bruno Le Maire est préférée à la sienne: 61% des sympathisants de droite plébiscitent l'ancien Président, contre 65% des militants de l'UMP.

Sarkozy en tête chez les sympathisants UMP

Une autre étude LCP pour Harris interactive parue lundi indique la même tendance: elle confirme une remontée de Bruno Le Maire. Mais si Nicolas Sarkozy et son ancien ministre arrivent à 35% d'opinions favorables chez les sympathisants de droite, l'ancien Président reste préféré par les militants de l'UMP: 57% d'entre eux souhaitent le voir prendre la tête du parti, contre 35% pour Bruno Le Maire et 4% pour Hervé Mariton.

Le 21 novembre, déjà, un sondage Odoxa pour Itélé et Le Parisien indiquait que 63% des sympathisants UMP souhaitaient voir Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP, contre 31% pour Bruno Le Maire et 5% pour Hervé Mariton.

Quoique bons, ces chiffres sont toutefois en baisse. En témoigne par exemple le précédent baromètre Odoxa paru le 21 octobre: 71% des sympathisants de l’UMP disaient souhaiter le voir élu à la présidence du parti, contre 26 % pour Bruno Le Maire.

Du flou chez les sondeurs

En fin de campagne, Nicolas Sarkozy serait-il en train de s'essouffler? Il est en réalité difficile de répondre à cette question, tout comme il est compliqué d'anticiper le score de l'ancien Président.

Les sondeurs le disent eux-mêmes: ils n'ont pas le nombre exact de militants habilités à voter, car les partis politiques français ne les communiquent pas. "Nous ne disposons pas du fichier des adhérents pour les consulter", explique Frédéric Dabi, de l'Ifop, à BFMTV.com. "Avant ce scrutin, nous sommes dans le brouillard, impossible de proposer une estimation des résultats", confirme Yves-Marie Cann, de l'institut CSA. 

Car les sympathisants UMP ne sont pas les militants, qui eux ont le droit de voter. Et surtout, comme le rappelle Le Monde, ils n'ont pas forcément le même comportement que les militants le jour de l'élection.

Mais interroger les sympathisants "donne un ordre de grandeur", estime toutefois Frédéric Dabi. En attendant les résultats officiels, certains se prennent à rêver d'une surprise, et l'équipe de Nicolas Sarkozy prend soin de ne plus évoquer le triomphe espéré, quitte à revoir ses attentes à la baisse. Jusqu'au samedi 29, les chiffres sont à prendre avec prudence. 

Ariane Kujawski avec Samuel Auffray