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Plan d'économies: "un revers pour Valls et Hollande" selon Jacob

Le député UMP Christian Jacob réagissant à l'adoption du plan d'économies par les députés

Le député UMP Christian Jacob réagissant à l'adoption du plan d'économies par les députés - -

REACTIONS - Si le plan d'économies a été adopté lundi par la majorité, 41 députés socialistes se sont abstenus. L'UMP Christian Jacob y voit "un revers cinglant" pour le Premier ministre et le président. Et parle de "fissure dans la majorité".

Victoire ou échec? Le plan d'économies proposé par Manuel Valls a été certes adopté lundi par la majorité mais 41 des 291 députés socialistes se sont abstenus. Pour le chef du groupe UMP à l'Assemblée nationale, ce vote est "un vrai échec, une vraie fissure dans la majorité". La co-présidente du Groupe EELV à l'Assemblée, Barbara Pompili, explique de son côté pourquoi elle a voté contre.

"Une vraie fissure dans la majorité" selon l'UMP

Il s'agit d'"un revers cinglant pour le Premier ministre et par voie de conséquence pour le président de la République", a ainsi immédiatement réagi l'UMP Christian Jacob, sur BFMTV.

"C'est 40 voix de moins en trois semaines (41 absentions PS, ndlr) pour Manuel Valls", a-t-il ajouté. Pour le député de Seine-et-Marne, ce résultat est "un vrai échec et une vraie fissure dans la majorité". "C'est la preuve que cette majorité ne tient plus et que le président de la République est dans l'incapacité à porter des réformes", a-t-il poursuivi.

Pompili et les "méthodes un peu poussiéreuses de la Ve"

Barbara Pompili, la co-présidente du groupe écologiste à l'Assemblée, a voté contre le texte. "Je vote contre, comme la majorité de mon groupe", a-t-elle déclaré après le scrutin. 

Est-elle surprise par le nombre d’absentions et des de votes en défaveur du plan? "Non, on sent depuis les élections municipales, un besoin des parlementaires d’exister dans le débat et d’avoir un véritable échange avec le gouvernement", a-t-elle souligné.

La député EELV fustige "des méthodes un peu poussiéreuses de la Ve République, sur le fait que le gouvernement a sa majorité godillot et comme un seul homme appuie sur le bouton". "Ce n’est plus possible. Les parlementaires demandent que l’on reconnaisse leur expérience sur le terrain", a-t-elle ajouté.

"Maintenant il faut l'appliquer" pour Cambadélis

De son côté, le premier secrétaire du parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est voulu pragmatique. "Le plan d'économie a été adopté, maintenant il faut l'appliquer, se déployer sur cette feuille de route et se rassembler", a déclaré le patron du PS, sollicité par l'AFP après l'annonce du vote du programme de stabilité budgétaire présenté par le Premier ministre devant l'Assemblée.

Le NPA dénonce un "pacte qui va aggraver les inégalités"

L'extrême gauche a par ailleurs vivement réagi. Pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) "l'adoption de ce pacte va aggraver les inégalités, la pauvreté et acte la continuité de la casse des services publics et de la sécurité sociale".

"Prendre aux pauvres pour donner aux riches, Sarkozy dont c'était pourtant la spécialité, fait désormais pâle figure à côté du tandem Hollande/Valls ! Face à ce gouvernement de combat, c'est unitairement dans la rue, dans les grèves et les manifestations que ça doit se passer pour le retrait de ce pacte!", a appelé le parti dans un communiqué.

M.G.