BFMTV

Primaire de la gauche: Montebourg officialise sa candidature

Arnaud Montebourg.

Arnaud Montebourg. - AFP

Après des mois de suspense, Arnaud Montebourg a levé le voile sur ses ambitions, ce dimanche soir. Il sera bien candidat à la primaire initiée par le PS. Et il s'y engage: il se rangera au résultat du vote, quel qu'il soit.

Depuis son entrée dans la course à l'Elysée, à Frangy-en-Bresse le 21 août dernier, il laissait planer le doute sur sa participation à la primaire. "Oui, j'ai décidé d'inscrire mon nom dans le cadre des primaires de la gauche pour l'élection présidentielle", a répondu Arnaud Montebourg à la question "êtes-vous candidat à la primaire de la gauche?", ce dimanche sur TF1.

Un peu plus tôt, le conseil national du PS avait approuvé à l'unanimité les modalités de la primaire des 22 et 29 janvier qu'il organise avec ses partenaires de la Belle Alliance populaire (BAP), ouvrant la voie à la candidature de l'ancien ministre de l'Economie.

"J'accepterai la règle des primaires"

"Je ne serai pas agent de division, mais agent de rassemblement. J'accepterai la règle des primaires", a expliqué Arnaud Montebourg, précisant qu'il se rangera au résultat du vote, quel qu'il soit, même si c'est François Hollande qui l'emporte.

Arnaud Montebourg a aussitôt rappelé ses divergences avec le président de la République. "Je suis resté fidèle au serment du discours du Bourget. Je suis resté fidèle aussi aux ouvriers de Florange. Je suis aussi l'un de ceux qui a combattu la politique d'austérité fiscale, qui a causé beaucoup de dégâts dans le pouvoir d'achat de nos compatriotes les plus modestes", a-t-il souligné.

"Un grand programme politique du Made in France"

Au cours de cette courte interview, Arnaud Montebourg a rappelé quelques-une de ses propositions: "Un grand programme politique du Made in France pour soutenir avec un Etat fort et protecteur la réindustrialisation et nos PME", "une stratégie de confrontation (avec l'Union européenne) pour une réforme radicale, sans pour autant perdre et abandonner ou sortir de l'euro".

L'ex-député de la Saone-et-Loire s'était fait quelque peu couper l'herbe sous le pied, un peu plus tôt par Jean-Christophe Cambadélis. Dans une conférence de presse tenue rue de Solférino ce dimanche après-midi, le Premier secrétaire du PS avait sous-entendu qu'avec l'entérinement des modalités de la primaire par le "parlement" du parti, la candidature d'Arnaud Montebourg n'était plus qu'une question d'heures. Ajoutant: "Je m'en félicite". 

C. P.