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Gaza: Cambadélis réclame des "corridors humanitaires"

"Le PS va lancer une campagne de solidarité au Moyen-Orient", a annoncé Jean-Christophe Cambadélis, ici le 25 mai dernier à Paris.

"Le PS va lancer une campagne de solidarité au Moyen-Orient", a annoncé Jean-Christophe Cambadélis, ici le 25 mai dernier à Paris. - -

Le patron du PS a annoncé le lancement d'une "campagne de solidarité au Moyen Orient". Au sujet des violences qui ont éclaté, ce week-end, en marge des manifestations pro-palestiniennes, Cambadélis a défendu la méthode du gouvernement.

Le Parti socialiste réclame des "corridors humanitaires" pour la bande de Gaza et va lancer une "campagne de solidarité au Moyen Orient", a indiqué mardi le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. 

"Le Parti socialistes réclame des corridors humanitaires et va lancer une grande campagne de solidarité au Moyen-Orient. C'est une nécessité aujourd'hui", a affirmé Jean-Christophe Cambadélis mardi sur i>TELE.

Au sujet des débordements lors des manifestations pro-palestiniennes en France, le député de Paris a déclaré: "il y a un problème, un drame, des centaines de morts, personne ne peut le nier. Il n'est pas anormal que l'on réagisse mais il faut réagir en politique et non pas réagir contre un peuple ou contre un autre."

"La paix là-bas, la République ici"

Comme i>TELE lui demandait si la présence du NPA, de certains membres du Front de Gauche ou des Écologistes au sein de ces manifestations le gênait, le patron du PS a répondu: "Ca les gêne eux. Parce qu'ils ne veulent pas se confondre avec des islamistes, ce n'est pas leur orientation politique, ce n'est pas leur position. Le PS, il est clair depuis le début. Il a dit: la paix là-bas, la République ici. Et dans la République, on ne tolère pas l'antisémitisme, comme l'islamophobie."

Le patron du PS a défendu la méthode du gouvernement: "tolérer ceux qui veulent manifester un avis politique et empêcher ceux qui veulent casser de casser". "Assurer la sécurité des Français est une prérogative de l'Etat. Tout le monde devrait aller dans ce sens", a-t-il déclaré.

Interrogé sur les déclarations du président du Crif, Rogier Cuckierman, qui a évoqué un "risque de pogroms", Jean-Christophe Cambadélis a répondu: "c'est un peu fort. Je crois qu'on n'est pas en risque de pogrom en France mais il y a des manifestations antisémites comme des manifestations islamophobes."

C. P. avec AFP