BFMTV

DSK et sa nouvelle compagne attaquent VSD et Closer

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international a demandé 80.000 euros à VSD, le premier à avoir diffusé ces photos, et 50.000 euros à Closer.

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international a demandé 80.000 euros à VSD, le premier à avoir diffusé ces photos, et 50.000 euros à Closer. - -

Dominique Strauss-Kahn réclame notamment 80.000 euros à VSD et 50.000 euros à Closer, pour avoir publié ces clichés.

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn et d'une femme présentée comme sa nouvelle compagne ont demandé mardi à la justice de condamner les magazines VSD et Closer pour atteinte à la vie privée et au droit à l'image, après la publication début septembre de photos les montrant enlacés.

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international a demandé 80.000 euros à VSD, le premier à avoir diffusé ces photos, et 50.000 euros à Closer.

La femme, présente aux côtés de DSK sur ces clichés, a, quant à elle, demandé 100.000 euros à chacun des deux hebdomadaires.

"Photos volées"

"Voilà un sujet qui est d'intérêt général !", "tout cela n'est absolument pas fait pour vendre, c'est fait pour nous informer", a ironisé Me Richard Malka, l'un des avocats de DSK, lors d'une audience de référé devant la juge.

La défense de VSD "nous dit que Dominique Strauss-Kahn s'affiche et s'exhibe", mais il s'agit là de "photos volées", au télé-objectif, a-t-il souligné, qualifiant de "fable" la prétendue "complaisance" de DSK. L'avocat a estimé que VSD défend une "conception stalinienne de l'information où on aurait le droit de tout savoir sur tout", affirmant qu'il s'était interdit lui-même de demander à son client la nature de ses relations avec cette femme.

"Traquée"

Pour l'avocat du magazine, Me José-Michel Garcia, il s'agissait de répondre à l'interview de DSK au 20 heures de TF1 après l'affaire du Sofitel lors de laquelle il avait expliqué avoir perdu sa "légèreté" dans son comportement par rapport aux femmes. Si VSD n'est pas "le journal du Vatican" et n'a pas à juger la morale, il a un rôle de "chien de garde" pour mettre en évidence les "contradictions" de DSK, a-t-il soutenu.

La femme présente aux côtés de DSK, est "totalement inconnue du public", a souligné son avocat, Me Laurent Jourdan. "Ce sont les éléments les plus intimes de sa vie privée qui sont déballés", a-t-il poursuivi, affirmant que sa cliente vit "aujourd'hui traquée". De plus, "sa crédibilité professionnelle est forcément entamée", a-t-il dit.