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Jean-François Copé, "champion du bobard"

Le socialiste Yves Durand a taclé Jean-François Copé et l'UMP, mercredi lors des questions au gouvernement.

Le socialiste Yves Durand a taclé Jean-François Copé et l'UMP, mercredi lors des questions au gouvernement. - -

L’ARÈNE PARLEMENTAIRE - Un député socialiste se moque du président de l'UMP, Audiard et Baudelaire s'invitent à l'Assemblée...Voici ce qu'il fallait retenir ce mercredi des questions au gouvernement.

L'Assemblée nationale, à défaut d'être le théâtre des rêves, est souvent celui des petites phrases bien senties et des répliques vengeresses. Lors de chaque séance de questions au gouvernement, BFMTV.com sélectionne le meilleur de nos députés. Voici ce qu'il fallait retenir ce mercredi:

> La question du jour: Copé "champion du bobard" et la liberté de penser

Le socialiste Yves Durand s’en est pris directement à Jean-François Copé qui, selon lui, "a ajouté le titre de 'champion du bobard' à son palmarès". Le député socialiste a ensuite raillé l’UMP, en rappelant que le livre Tous à poil avait été édité en 2007, mais que Xavier Darcos et Luc Chatel, les deux ministres de l’Education nationale sous le quinquennat précédent, "n’y avaient rien trouvé à redire". Puis Yves Durand en a remis une couche: "S’attaquer aux livres comme certains extrémistes, c’est s’attaquer à la liberté de penser".

> Le contexte: l'UMP fait bloc derrière Copé

La polémique autour du livre pour enfants Tous à poil, lancée par Jean-François Copé, a clairement révolté la gauche. Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, pointait ainsi sur BFMTV le "ridicule" du député-maire de Meaux. L’UMP, elle, fait bloc derrière son président, à l’image de Brice Hortefeux, Christian Jacob ou Thierry Mariani.

> Et aussi à l'Assemblée

Cazeneuve poète... La première offensive de l’UMP lors de cette séance de questions au gouvernement a porté sur les hausses d’impôts. Le député Arnaud Robinet, terminant son intervention, s’est même permis de citer le dialoguiste Michel Audiard, et cette tirade: "Le jour approche où nous n’aurons que l’impôt sur les os". Jamais avare d’un bon mot, le ministre du Budget lui a répondu du tac au tac, invoquant cette fois un vers de Charles Baudelaire: "Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis".

...et philosophe. Hué par la droite alors qu'il allait prendre la parole, Bernard Cazeneuve a ainsi ironisé: "Merci de manifester votre affection de manière si ostentatoire".

Y. D.