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Calais: des parlementaires appellent le Royaume-Uni à "accueillir immédiatement" les mineurs isolés

Sandrine Mazetier, vice-présidente de l'Assemblée nationale sur BFMTV, le 29 octobre.

Sandrine Mazetier, vice-présidente de l'Assemblée nationale sur BFMTV, le 29 octobre. - BFMTV

Sandrine Mazetier, la vice-présidente de l'Assemblée nationale demande à la ministre de l'Intérieur britannique d'accueillir les mineurs isolés qui voudraient rejoindre leur famille outre-Manche.

"L'idée d'un quota est scandaleuse", a dénoncé Sandrine Mazetier, vice-présidente de l'Assemblée nationale, samedi soir sur BFMTV, à propos de la réticence du Royaume-Uni à accueillir les mineurs isolés dont la famille se trouve sur le sol britannique. Une déclaration qui fait suite à l'initiative de plus d'une centaine de parlementaires français (PS et PRG) qui ont adressé une lettre ouverte à la ministre de l'Intérieur britannique, Amber Ruud, pour demander au Royaume-Uni d'accueillir "immédiatement" les mineurs isolés de Calais.

"La France, au terme de l'opération conduite cette semaine, aura mis à l'abri sur son territoire près de 11.000 personnes depuis Calais en un an (...) 1.500 mineurs isolés ont été mis en sécurité à Calais ces derniers jours, dans le Centre d'accueil provisoire", peut-on lire dans cette lettre communiquée samedi par la vice-présidente de l'Assemblée nationale, Sandrine Mazetier (PS).

"Ces mineurs, dont l'intérêt supérieur est de gagner le Royaume-Uni, ont de plus, pour beaucoup d'entre eux, de la famille dans votre pays. (Ils) ne demandent aucune faveur: ils ont droit, selon les règlements internationaux en vigueur et selon la loi britannique, à être accueillis au Royaume Uni", poursuivent les signataires, parmi lesquels les présidents des groupes PS à l'Assemblée et au Sénat, Bruno Le Roux et Didier Guillaume, ou encore l'ancienne ministre et actuelle présidente du PRG, Sylvia Pinel.

"Leur transfert en Grande-Bretagne est urgent. Nous vous demandons de prendre vos responsabilités et d'assumer à votre tour votre devoir moral en organisant immédiatement leur accueil sur votre sol", insistent-ils.

D. N. avec AFP