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Après les ténors, les élus locaux quittent le navire Les Républicains

Laurent Wauquiez dévoile son organigramme

Laurent Wauquiez dévoile son organigramme - BFMTV

Entre les exclusions et les démissions, le parti de Laurent Wauquiez a perdu en 2017 un nombre important d'élus – nationaux et locaux.

Pour sa première Emission politique ce jeudi soir sur France 2, Laurent Wauquiez va devoir rassurer les membres de sa famille politique. Car la situation n'est pas des plus réjouissantes. En un an, de nombreux élus ont quitté Les Républicains: ils ont été exclus ou ont démissionné, certains pour rejoindre Emmanuel Macron, d'autres pour le mouvement des Constructifs, renommé Agir.

Xavier Bertrand, Alain Juppé, Dominique Bussereau, Frank Riester, Thierry Solère… Les départs des "ténors" ont été médiatisés. Du côté de LR, on minimise cette tendance. "Xavier Bertrand était déjà en juin dans une dynamique d'éloignement des partis politiques", rappelle Laurence Sailliet, porte-parole de LR jointe par BFMTV.com. "Quant à Alain Juppé, il a eu une belle carrière, il est en droit de prendre du recul… De notre côté, la main est tendue". Et de soutenir qu'"au contraire, les gens reviennent", en citant l'exemple de Marine Brenier qui, après avoir quitté LR pour Agir, a finalement décidé de réintégrer sa famille politique. 

Wauquiez veut endiguer l'hémorragie

Mais d'après L'Opinion, ils sont également très nombreux dans les fédérations locales à avoir jeté l'éponge. Et la vague de départ n'a pas encore pris fin: "Beaucoup de gens vont partir à bas bruit, ça sera le phénomène de 2018", prédit Dominique Bussereau dans L'Opinion. Or ce sont les cadres locaux issus des fédérations qui font tourner la boutique LR: en 2017, 15 d'entre elles ont perdu leur président. 

Pour endiguer l'hémorragie, Laurent Wauquiez a annoncé des élections internes en octobre, et s'apprête aussi à faire monter une nouvelle génération à l'intérieur du parti. S'il hérite d'une situation liée notamment à l'affaire François Fillon et à l'élection d'Emmanuel Macron, sa propre désignation à la tête de LR n'arrange pas les choses: sa ligne très à droite et ses formules parfois cassantes ont le don d'irriter en interne, et notamment au sein de l'aile centriste du parti.

Ceux qui ont choisi de rester malgré tout ne le ménagent pas pour autant: Valérie Pécresse a fondé son propre mouvement à l'intérieur de LR, mais semble bien décidée à marquer son indépendance par rapport à Laurent Wauquiez, qu'elle n'a pas soutenu pendant la campagne. Quant à Maël de Calan et Florence Portelli, candidats malheureux à la présidence face à Laurent Wauquiez, ils estiment n'être pas assez représentés au sein des instances dirigeantes des Républicains. Et semblent prêts à profiter du marasme ambiant pour imposer leurs vues.

A. K.