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"Après le débat, c'est le temps des urnes", estime Bruno Retailleau

Bruno Retailleau sur BFMTV et RMC, le 15 janvier 2019.

Bruno Retailleau sur BFMTV et RMC, le 15 janvier 2019. - BFMTV

Le président du groupe Les Républicains au Sénat était l'invité de BFMTV et RMC ce mardi matin.

Invité ce mardi matin de Bourdin Direct sur BFMTV et RMC, le chef de file des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau a assuré qu'il participerait au grand débat national voulu par Emmanuel Macron, dont le coup d'envoi sera donné ce mardi, pour une durée de deux mois. 

"Bien sûr, je vais y participer. Il faut y participer car il y a trop de haine, il a un retour de la haine des classes. La France traverse un moment qui est grave", a fait valoir le sénateur LR de Vendée. Avant de tempérer: "Est-ce que ce débat va tout régler? Je ne le crois pas". 

"La sortie du débat est fondamentale"

C'est dans le gymnase de la petite commune de Grand Bourgtheroulde, dans l'Eure, devant 600 maires normands, qu'Emmanuel Macron va donner ce mardi le lancement du grand débat, censé répondre à la crise des "gilets jaunes" en donnant pendant deux mois la parole aux Français.

Mais pour Bruno Retailleau, ces deux mois de grand débat devront nécessairement être suivis d'un vote. "La démocratie c'est le débat, mais après le débat c'est le temps des urnes", a-t-il estimé. "On ne doit pas avoir peur des référendums, le référendum, sur des questions compatibles avec la Constitution, c'est mieux que la dissolution", a précisé l'élu LR.

"La sortie du débat est fondamentale. Si c'est des groupes de parole pour ne rien faire, ça ne fera qu'augmenter les frustrations", a encore martelé Bruno 
Retailleau.

Adrienne Sigel