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"Je lui ai permis de gagner Marseille": Samia Ghali réagit à l'élection de Michèle Rubirola

Samia Ghali le 4 juillet 2020

Samia Ghali le 4 juillet 2020 - Clément Mahoudeau

La sénatrice, qui avait annoncé son retrait au profit de Michèle Rubirola, obtient le poste de deuxième adjointe auprès de la nouvelle maire de Marseille.

Elle détenait les clefs de la mairie. Samia Ghali a été nommée samedi après-midi deuxième adjointe à la mairie de Marseille aux côtés de Michèle Rubirola, première femme à diriger la cité phocéenne.

Une récompense après la décision de la candidate DVG de renoncer à briguer la mairie de la cité phocéenne et d'apporter son soutien, et celui de ses huit colistiers, à la candidate écologiste face au député LR Guy Teissier.

"Ce qui est important ce n'est pas ma personne mais que les quartiers populaires soient reconnus [...] le Printemps marseillais étant élu en grande partie sur le centre ville de Marseille. La périphérie, les quartiers populaire, eux n'étaient pas représentés", observe Samia Ghali ce samedi soir au micro de BFMTV.

Reste que celle-ci avait demandé plus tôt dans la semaine à Michèle Rubirola d'être sa première adjointe en échange de ses voix. Demande rejetée par la tête de liste de l'union de la gauche qui refusait d'être "l’otage d’aucun chantage, je réfute ces pratiques bien éloignées des enjeux".

"Quand on veut être le maire de Marseille, on doit unir la ville"

"J'ai permis à Madame Rubirola de gagner Marseille mais ce qui était important pour elle c'était d'avoir une majorité absolue ce qu'elle n'avait pas. Il ne fallait pas bloquer la ville et c'est ce que j'essayais d'expliquer", soutient ce soir Samia Ghali qui a également obtenu plusieurs postes de délégués municipaux pour ses équipes.

"Quand on veut être le maire de Marseille, on doit unir la ville, on doit savoir aussi passer au dessus des relations politiques-politiciennes. C'est ce que je voulais faire comprendre", ajoute la nouvelle maire adjointe qui se dit "fière" de cette victoire face à la droite marseillaise.

"Je suis heureuse pour Marseille", confie-t-elle en cette première journée de début de mandat. Samia Ghali déclare vouloir être autant que possible aux côtés de Michèle Rubirola pour ces prochaines années "parce que je veux faire réussir Marseille. Je n'ai pas envie qu'elle soit en échec, bien au contraire. Marseille c'est dur, il y a des difficultés".

"La tâche est rude, pas simple, je serai à ses côtés, en appui autant qu'elle le souhaitera et le voudra mais je crois qu'elle le veut et qu'elle le souhaite", conclut la sénatrice qui ne se berce pas d'illusions: "le plus dur reste à venir [...] les problèmes ne sont pas derrière nous, ils sont devant nous".

Hugues Garnier Journaliste BFMTV