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Intrusion dans les locaux de la CFDT: pour la secrétaire confédérale de la CGT, "il faut relativiser l'événement"

Une quinzaine de personnes cagoulées a fait irruption ce lundi dans les locaux de la CFDT afin de couper l'électricité pendant quelques minutes. Une action menée par la CGT énergie, trois jours après une première intrusion.

"Couper l'électricité ou le gaz ne sont pas des actions violentes", s'est défendue Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT ce lundi sur notre antenne, quelques heures après l'intrusion d'un petit groupe de manifestants CGT dans les locaux parisiens de la CFDT. Une action revendiquée par des syndicats CGT Energie dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites, au 47e jour du mouvement.

Cependant, la confédération générale du travail a fait savoir ce lundi dans un communiqué qu'elle ne "cautionnait pas de telles actions", réaffirmant "son attachement à un débat démocratique dans lequel chaque organisation syndicale a le droit de défendre ses positions en propre".

"Écoutez, je n'ai pas assisté à cette action donc je ne sais pas précisément ce qu'a été cette action, car elle n'a pas été organisée par la CGT, en tout cas pas un niveau national ni interprofessionnel", a soutenu Céline Verzeletti à notre micro. "Après je pense qu'il faut aussi relativiser l'événement, je ne pense pas que ce soit l'événement de la journée", a-t-elle poursuivi. "Je pense notamment à l'arrestation de militants à Dunkerque, arrêtés simplement parce qu'ils manifestaient contre la venue d'Emmanuel Macron".

Enfin, la syndicaliste s'est dite plutôt favorable à des actions symboliques, telles qu'une "coupure de courant à l'Élysée, dans des entreprises du CAC 40 par exemple, ou comme cela a d'ailleurs déjà été fait: remettre l'électricité à des personnes précaires à qui on a coupé l'électricité".

Jeanne Bulant