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Matthias Fekl: "La 5e République est au bout du rouleau"

Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Matthias Fekl juge la 5e République "au bout du rouleau".

Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Matthias Fekl juge la 5e République "au bout du rouleau". - BFMTV

Invité mercredi matin sur BFMTV et sur RMC, Matthias Fekl, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, à la promotion du tourisme et aux Français de l'étranger, a plaidé pour un changement majeur des institutions en France.

Invité mercredi matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Matthias Fekl a dit souhaiter un renouvellement de la vie politique, en tant que jeune élu. Livrant une "position personnelle", le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur "considère que la 5e République est vraiment au bout du rouleau".

Le jeune membre du gouvernement s'explique: "Elle donne une stabilité en apparence, elle donne la possibilité de pouvoir réformer, y compris lorsque la majorité parlementaire n'est pas toujours d'accord, mais en réalité, ces institutions minent la confiance progressivement, et hystérisent le débat public".

"Il faut donner un pouvoir au Parlement"

Dans ces conditions, faut-il changer de République? "Moi j'en suis convaincu", plaide Matthias Fekl. "Le numéro n'a pas d'importance, ce qui compte c'est le fond. Il faut une nouvelle République. Il faut donner un pouvoir au Parlement, de contrôle, de légitimation des choses. Aujourd'hui, le débat est trop personnalisé, il est trop focalisé autour de telle ou telle personne, plutôt que sur les enjeux de fond".

Par exemple, "il est indispensable que le Parlement, avant les grands conseils européens, puisse débattre des grands sujets soumis". Le secrétaire d'Etat cite l'exemple de notre voisin d'outre-Rhin: "C'est ce qui se passe en Allemagne, c'est ce qui donne une force inouïe à la chancelière (Angela Merkel, Ndlr) quand elle arrive dans les négociations".

"Le président décidait comme le père de famille"

Matthias Fekl conclut: "La 5e République a été moderne après la guerre, après la décolonisation, lorsqu'il fallait remettre le pays en mouvement". Selon lui, l'un des enjeux de la prochaine présidentielle sera le débat démocratique: "Nous traversons une crise démocratique à tous les étages, qui se traduit par l'abstention, par la crise de confiance. Cette constitution était adaptée à une société très verticale, patriarcale, où le président de la République décidait pour le pays comme le père de famille décidait pour la famille. Fort heureusement, ce n'est plus le cas aujourd'hui, on est dans des sociétés complexes, on est à l'heure des réseaux sociaux, les institutions doivent s'adapter".

A.L.M.