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La nouvelle mission "anti-FN" de Bernard Cazeneuve

Bernard Cazeneuve, le 19 octobre 2016.

Bernard Cazeneuve, le 19 octobre 2016. - Alain Jocard - AFP

Le Premier ministre va mettre à profit ses dernières semaines à Matignon pour enchaîner les déplacements thématiques contre le Front national.

Il a déjà présenté ses adieux à l'Assemblée, bouclé peu à peu ses dossiers… Mais Bernard Cazeneuve n'a pas encore achevé son travail à la tête du gouvernement. Sa mission, pour les semaines qui lui restent, va s'incarner dans la lutte contre le Front national. "Ma responsabilité est de tout faire pour démontrer aux Français que les propositions du FN sont des impasses dissimulées derrière des mensonges", affirme-t-il dans le Journal du dimanche.

Pour appuyer sa thèse, le Premier ministre va enchaîner une série de déplacements thématiques. A commencer jeudi par l'ouverture d'un programme d'accueil de chercheurs internationaux au collège de France, sur le thème de "l'accueil de talents étrangers".

Cazeneuve "échange très souvent" avec Hamon

Puis en mars, il présentera une série de mesures pour la "revitalisation du territoire" en Pas-de-Calais et en Lorraine. Il se déplacera dans le mois à Amiens et Vitrolles, pour "souligner les dégâts causés par le FN". Prévus également, des déplacements portant sur la lutte contre la pauvreté et sur l'indépendance de la justice, sujet dont le FN s'est largement emparé ces dernières semaines.

A ceux qui lui reprocheraient d'abandonner la tête du gouvernement, Bernard Cazeneuve se défend de tout décalage entre ses activités "anti-FN" et sa fonction: "c'est en gouvernant jusqu'à la dernière seconde que nous démontrerons par les actes que le FN est une option mortifère. Ce que nous faisons pour renforcer l'Europe, la sécurité des Français: voilà les réponses à apporter au projet de rétrécissement du FN".

En parallèle, il promet de ne pas oublier Benoît Hamon, avec qui il dit "échanger très souvent". Le 30 janvier, le candidat PS à la présidentielle avait été reçu à Matignon. Une rencontre qui leur avait permis de constater leurs divergences. Bernard Cazeneuve avait également demandé à Benoît Hamon de défendre le bilan du quinquennat, "dont nous pouvons être fiers".

A. K.