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Rassemblement national

Marion Maréchal-Le Pen: "Karim Benzema est un récidiviste dans l'antipatriotisme" 

La députée Front national du Vaucluse est revenue, sur BFMTV, sur les propos polémiques du footballeur Karim Benzema, et sur les menaces sécuritaires entourant l'Euro-2016, qui débutera vendredi en France.

Invitée de BFMTV ce mardi, Marion Maréchal-Le Pen est revenue sur la suggestion qu'elle a faite à Karim Benzema, la semaine dernière, sur Twitter, de jouer pour "son pays", l'Algérie.

"Justifier son éviction par l'insulte, c'est facile"

"Je ne faisais que rebondir sur des déclarations qu'il avait faites il y a quelques temps de cela, en disant 'mon pays c'est l'Algérie, la France ce n'est que pour le côté sportif'. Il l'a dit sur une radio, je n'y peux rien", a affirmé la députée FN du Vaucluse.

"C'est vrai que c'est un récidiviste dans l'antipatriotisme. C'est celui qui avait refusé de chanter la Marseillaise, qui avait même craché à la fin d'une Marseillaise. Et je trouve que justifier son éviction, par l'insulte à l'égard des Français, je trouve ça un peu facile", a-t-elle poursuivi, faisant référence à la polémique entourant les propos tenus par le footballeur, selon qui l'entraîneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, "a cédé à la pression d'une partie raciste de la France" en ne le sélectionnant pas pour l'Euro-2016.

"C'est une bonne façon de ne pas se remettre en cause. Je tiens à rappeler à Karim Benzema que c'est la France qui a payé pour sa formation, qui a fait de lui un joueur émérite de foot", a ajouté Marion Maréchal-Le Pen, qui a toutefois reconnu que l'équipe de France de football "se comporte beaucoup mieux que par le passé". 

"Pas sereine" sur la sécurité de l'Euro

A trois jours de l'ouverture de l'Euro-2016 en France, sur lequel pèsent des risques d'attentat, la députée du Vaucluse a dit "comprendre l'idée des fan-zones", mais ne "pas être très sereine".

"Manifestement je ne suis pas la seule puisque le préfet de police de Paris a émis publiquement quelques inquiétudes. Il y a quand même de quoi s'inquiéter lorsque l'on voit que depuis un mois, le gouvernement, en plein état d'urgence, est incapable de faire respecter l'ordre", a-t-elle développé. "J'ai du mal à faire confiance au gouvernement pour assurer la sécurité de dizaines de milliers de personnes", a ajouté Marion Maréchal-Le Pen. 

Enfin, alors que la grève a été reconduite à la SNCF pour mercredi, la députée du Vaucluse a indiqué "faire la différence entre le droit de grève et le blocage, qui est devenu une méthode assez scandaleuse depuis maintenant des semaines". "La loi Travail est une loi bidon, qui ne justifie pas une telle effervescence, et qui rate sa cible", a-t-elle estimé.

Adrienne Sigel