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Pierre Laurent: "Arrêtons la promotion et la banalisation du Front national"

Le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, sur le plateau de BFMTV-RMC, mardi 3 mars 2015.

Le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, sur le plateau de BFMTV-RMC, mardi 3 mars 2015. - BFMTV

Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste français, est l'invité de BFMTV-RMC, mardi matin. L'occasion de revenir sur la "liste de la honte" des candidats FN publiée lundi par le PC.

A trois semaines des élections départementales, le secrétaire général du Parti communiste a dénoncé mardi matin sur BFMTV-RMC "un déni de démocratie" au sujet de ce scrutin. "Les enjeux de ces départementales sont totalement éclipsés du débat national: on a redécoupé tous les cantons sans prévenir les électeurs, qui ne savent pas que ces élections remplacent les cantonales. Il y a un vrai défaut d'informations", a condamné Pierre Laurent face à Jean-Jacques Bourdin.

"L'autre chose qui me fait monter sur mes grands chevaux, c'est qu'il y a une promotion et une banalisation du Front national", a-t-il poursuivi, évoquant les dérapages racistes qui émaillent la campagne du Front national. Des propos rassemblés par le PCF dans une "liste de la honte des candidats FN", dévoilée lundi.

"La bataille sur la loi Macron n'est pas terminée"

Puis Pierre Laurent s'est adressé aux électeurs de gauche désabusés par la politique du gouvernement. "Il y a une gauche nouvelle qui est en train de se construire dans ce pays", a-t-il assuré, appelant à un grand rassemblement entre l'extrême gauche, les écologistes et les frondeurs socialistes ayant mis le gouvernement en minorité lors du vote de la loi Macron.

Une loi passée aux forceps du 49-3 mais qui reste dans le viseur de Pierre Laurent. Interrogé sur l'initiative d'Olivier Besancenot, qui appelle également à un grand rassemblement de la gauche -dont Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot et les frondeurs- pour "faire tomber la Loi Macron", Pierre Laurent s'est dit intéressé. Et de prévenir: "la bataille parlementaire sur la loi Macron n'est pas terminée."

Avant cela, Pierre Laurent aura un autre rendez-vous cher à son agenda. "Je serai à Athènes le 14 mars pour continuer à organiser la solidarité en Europe (autour d'Alexis Tsipras). Nous avons un devoir de solidarité avec les Grecs car c'est notre intérêt aussi", a-t-il défendu, avertissant que la France aurait "à subir les conséquences" si elle laissait l'Allemagne gérer seule le problème grec.

S. C.