BFMTV

Europe: Hollande met en garde contre la faisabilité de certaines promesses de Macron

François Hollande

François Hollande - GUILLAUME SOUVANT / AFP

L'ex-chef de l'État socialiste a mis en garde ce mardi son successeur à l'Élysée contre la faisabilité de certains de ses engagements, reconnaissant "avoir lui-même contribué aussi à ce type d'espérances, et après on s'aperçoit que c'est beaucoup plus difficile".

L'ancien président de la République François Hollande a salué ce mardi sur TMC l'idée d'une banque européenne du climat proposée par Emmanuel Macron lundi dans sa tribune sur l'Europe, invitant sinon à se méfier de promesses qui pourraient se révéler difficiles à tenir.

Interrogé dans l'émission Quotidien sur ce qui lui semble le plus intéressant dans cette tribune, François Hollande a répondu "la banque européenne du climat".

"Il y a des pays qui bloquent"

"C'est une idée qui a été lancée par (le climatologue) Jean Jouzel, et qui peut trouver sa traduction concrète dans les prochains mois, les prochaines années", a-t-il jugé. "Ça c'est une idée possible, parce ce qui est important c'est de savoir ce qui possible et ce qui ne l'est pas", a poursuivi l'ancien chef d'Etat.

"Sur les intentions je pense qu'il y en a de bonnes, après c'est une question de méthode. On a tellement dit (...) qu'on allait faire avancer l'Europe et rien ne s'est produit -et moi-même j'ai contribué aussi à ce type d'engagements, d'espérances-, et après on s'aperçoit que c'est beaucoup plus difficile parce qu'il y a des pays qui bloquent", a souligné François Hollande.

L'ex-président a cité en exemple le "bouclier social", dont certains pays ne voudront pas selon lui. "La méthode est très importante dans cette affaire-là. Il faut savoir avec qui on va le faire", a insisté l'ancien chef de l'Etat, développant à nouveau pour sa part l'idée d'une Europe à deux vitesses, où la France et l'Allemagne, éventuellement rejointes par d'autres pays, iraient plus loin dans le rapprochement de leurs politiques.

Jeanne Bulant avec AFP