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Départementales: passe d'armes entre Placé et Duflot

Jean-Vincent Placé et Cécile Duflot, ici au conseil fédéral d'EELV en avril 2014, se divisent quant à la stratégie du parti pour les départementales.

Jean-Vincent Placé et Cécile Duflot, ici au conseil fédéral d'EELV en avril 2014, se divisent quant à la stratégie du parti pour les départementales. - Alain Jocard - AFP

Les deux responsables écologistes, qui représentent deux lignes différentes du parti, s'agacent mutuellement. Dernier épisode en date, la parution d'un sondage qui crédite EELV de seulement 2% des voix aux élections départementales.

L'ambiance ne s'arrange pas chez les Verts. Mercredi, alors que l'institut CSA a publié les résultats d'un sondage pour BFMTV sur les élections départementales, Jean-Vincent Placé n'a pas caché son désarroi. Il faut dire que le sondage crédite Europe Ecologie - Les Verts de seulement 2% des voix.

Le sénateur écolo a tweeté, amer: "2%: tout ça pour ça!". Un message qui a déplu notamment à Cécile Duflot, partisane d'une ligne plus à gauche que son collègue sénateur. Et l'ancienne ministre de rétorquer, elle aussi sur Twitter: "grande pensée pour tous les candidats écolos en campagne qui savent qu'on fait de la politique par conviction, pas pour les sondages".

Un tweet supprimé jeudi midi

Depuis, Jean-Vincent Placé a supprimé son tweet, à la demande de plusieurs responsables écologistes. Un geste salué par Marine Tondelier, élue écologiste à Hénin-Beaumont. "Merci à Jean-Vincent Placé d'avoir retiré son tweet, comme quoi rien ne vaut les échanges posés – et en avant la campagne", écrit la jeune femme.

Tout est bien qui finit bien? Pas sûr qu'une "discussion posée" suffise à calmer l'amertume de Jean-Vincent Placé. Le meneur des sénateurs verts ne se satisfait pas des alliances électorales passées par son parti. Les candidats EELV se présentent majoritairement avec le Front de gauche, et seulement dans 16% des cas avec le PS, rappelle Le Figaro.

Et sur les 950 cantons où sont présents les écologistes, ils présentent 380 candidatures. "Il vaut mieux s'unir et se rassembler que présenter des candidatures éparpillées", déclarait Jean-Vincent Placé le 2 mars dernier sur RTL. Et d'ajouter: "Malheureusement, nous pouvons être extrêmement inquiets quant à l'issue de ces départementales". De son côté, Cécile Duflot préfère continuer à tweeter sur la campagne électorale.