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Gérard Collomb, roi de Lyon métrople

Gérard Collomb est maire de Lyon pour la troisième fois

Gérard Collomb est maire de Lyon pour la troisième fois - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Maire de Lyon depuis 2001 à la place de Raymond Barre, Gérard Colomb est un politique à part au PS. Soutien de Hollande il pris soin de se tenir à distance des décisions gouvernementales depuis 2012 et voit son ambition assouvie: la présidence de la grande métropole lyonnaise début 2015.

En 2008, il avait été élu dès le premier tour. En 2014, alors même qu'il a fait disparaître le logo du PS, son écurie politique, de ses affiches de campagne, Gérard Collomb a dû s'employer et même négocier un accord avec ses habituels alliés écologistes. Dimanche, il a annoncé sa victoire aux municipales à Lyon.

Pour convaincre une troisième fois les électeurs d'une ville traditionnellement étiquetée de centre-droit, longtemps dirigée par Raymond Barre, le sénateur-maire, défenseur d'une ligne "social-réformiste", s'est démarqué sans vergogne de la politique menée par le gouvernement. Mariage pour tous, réforme des rythmes scolaires, fiscalité, Gérard Collomb a pris le contre-pied malgré son soutien en 2012 à François Hollande. Pour rallier derrière lui au plus large, il a choisi comme colistiers une majorité de personnes non-affiliées au PS.

"Voter Gérard Collomb, c'est soutenir François Hollande", a d'ailleurs martelé son adversaire UMP Michel Havard tout au long de la campagne. Sans résultat.

Diriger le "Super Lyon"

Surtout, la distance mis entre lui et Paris, n'était pas son seul argument de campagne: première ville française pour les études selon l'Etudiant.fr, première ville "business-friendly" selon L'Express et neuvième ville européenne pour les investissements étrangers au dernier baromètre Ernst and Young.

Gérard Collomb, élu pragmatique et fils d'un ancien délégué CGT, n'a jamais connu les honneurs des ministères et ne semble pas s'en offusqué. Même si son nom figure parfois dans les pronostics, il ne devrait pas entrer au gouvernement en cas de remaniement. Non, président du "Grand Lyon" depuis 2001, son "truc à lui" c'est désormais le "Super Lyon" dont il va diriger la première mouture.

"Avant ça nous étions des nains", confiait-il au Monde en février. Définie par la loi de janvier 2014, cette métropole qu'il a lui même façonné avec Michel Mercier, le président du conseil général dont la nouvelle venue aspirera les compétences et les pouvoirs. C'est son bébé, celui qu'il rêve de voir développé partout en France.

Symboliquement, c'est à Lyon qu'est arrivé le président chinois Xi Jinping lors de son voyage officiel en France, mardi 25 mars. L'attention a dû combler Gérard Collomb.

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Samuel Auffray avec agences