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Covid-19: Blanquer appelle les 12-18 ans à se faire vacciner pendant les vacances d'été

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, à l'issue du conseil des ministres du 30 juin 2021

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, à l'issue du conseil des ministres du 30 juin 2021 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Alain Fischer souhaiterait que la vaccination soit possible à la rentrée dans les collèges et les lycées pour les adolescents, ce à quoi Jean-Michel Blanquer se montre réticent.

Alors que la vaccination pour les mineurs à partir de 12 ans est ouverte depuis le 15 juin dernier, 817.704 jeunes âgés de 12 à 17 ans ont reçu au moins une dose de vaccin au 7 juillet, selon les données des autorités sanitaires. Et Jean-Michel Blanquer invite les adolescents à poursuivre le mouvement durant l'été.

"Le fait de vacciner les 12-18 ans, bien entendu il faut le faire, on est complètement d'accord avec Alain Fischer", a appuyé le ministre de l'Éducation nationale ce jeudi sur LCI. Mais il n'est en revanche toujours pas favorable à l'idée, pronée par le "monsieur vaccin" de l'exécutif, de vacciner directement dans les établissements scolaires.

"Quand vous faites ça (dans les établissements scolaires), vous désorganisez un peu le système", a-t-il tempéré. "La meilleure des choses, c'est que les 12-18 ans se vaccinent pendant les vacances d'été", a ajouté le ministre de l'Education nationale.

Désaccord sur la méthode

Dans une interview publiée dans Le Monde ce jeudi, le "monsieur vaccin" du gouvernement a réitéré son plaidoyer en faveur d'une vaccination des adolescents à la rentrée dans les collèges et les lycées. Interrogé sur la position, déjà exprimée, de Jean-Michel Blanquer, Alain Fischer assure avoir des contacts avec son administration qui "vont plutôt dans le bon sens".

"Le ministre connaît l’état du système de santé scolaire. Je peux comprendre ses craintes. Mais en travaillant de façon collective, on peut y arriver, j’ai bon espoir. On verra au mois d’octobre si j’avais raison", a répondu l'immunologue au quotidien du soir.

"Ma réticence, elle n'est pas dans le fait de s'engager, elle est dans le fait de chercher la chose la plus efficace pour un objectif que je partage totalement avec Alain Fischer", a à nouveau réagi le ministre de l'Education nationale sur LCI.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV