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Bruno Le Maire: "L'UMP fonctionne bien"

Bruno Le Maire, le 3 novembre, sur le plateau de BFMTV et RMC

Bruno Le Maire, le 3 novembre, sur le plateau de BFMTV et RMC - BFMTV

Bruno Le Maire, candidat à la présidence de l'UMP, tiendra mardi son grand meeting parisien, à la Mutualité, là où Nicolas Sarkozy, son concurrent, avait annoncé sa défaite à la présidentielle de 2012. A la veille de ce rendez-vous, il était l'invité de BFMTV et RMC. Voici ce qu'il ne fallait pas rater de cette interview.

Bruno Le Maire, candidat à la présidence de l'UMP, estime, ce lundi, que c'est une "folie" de vouloir créer une nouvelle formation remplaçant l'UMP. Sur le plateau de BFMTV et RMC, il est également revenu sur la politique de François Hollande. Voici l'essentiel de son interview: 

# La pique: "un homme neuf" pour tourner la page

"La victoire est possible. Elle est à portée de main", a sans ambages assuré Bruno Le Maire martelant qu'il peut l'emporter, le 29 novembre, face à Nicolas Sarkozy pour obtenir la tête de l'UMP. "Il faut une nouvelle tête" pour tourner la page, a-t-il encore insisté, renvoyant Nicolas Sarkozy au passé de la droite, période révolue. 

A l'UMP, se sent-il plus proche de l'ancien Président de la République ou d'Alain Juppé? "J'ai des liens historiques avec Alain Juppé et j'ai été pendant quatre ans le ministre de Nicolas Sarkozy. Je ne fais pas de podium sur mes liens avec les uns et les autres", a-t-il éludé. 

#Le credo: "l'UMP fonctionne bien"

Interrogé sur le fait de savoir s'il fallait construire une nouvelle formation politique comme le veut Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire l'assure: "Il faut garder l'UMP". "Ce serait une folie, dans les temps que nous traversons, de perdre du temps à écrire d'autres statuts" d'un parti politique.

Puis "l'UMP fonctionne bien", a-t-il ajouté.

"J'ai eu notamment Jérôme Chartier, (député du Val-d'Oise et proche de François Fillon, qui a annoncé qu'il votera en faveur de Bruno Le Maire dans un entretien au Journal du Dimanche) au téléphone ce week-end. Ils ne veulent pas qu'on touche à l'UMP", a-t-il répété. 

# Le commentaire: "non à la proportionnelle intégrale" 

François Hollande réfléchirait à l'introduction d'une part de proportionnelle lors des législatives. "Je dis non à la proportionnelle intégrale", a répondu Bruno Le Maire. "Cela aurait pour résultat d'installer des apparatchiks sur les bancs de l'Assemblée nationale". 

Le "FN n'a qu'à présenter des candidats de valeur et ils seront élus", a-t-il encore commenté alors qu'il était interrogé sur la faible représentation du Front national à l'Assemblée nationale. 

Plus globalement, à mi-mandat, "François Hollande a abaissé la politique" avec ses "mensonges", a conclu Bruno Le Maire.

Hélène Favier