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Bonapartiste, exilé ou aventurier... qui sont les candidats inhabituels à la présidentielle?

Une pléiade de petits candidats espèrent se présenter en 2017

Une pléiade de petits candidats espèrent se présenter en 2017 - Martin Bureau - AFP

Chaque échéance présidentielle porte son lot de candidats plus ou moins loufoques, mais tous motivés par la même ambition: aller à la rencontre des électeurs.

Le record français date de 2002. 16 personnalités s'étaient alors présentées devant les électeurs en espérant atteindre la fonction suprême de président-e de la République avec le résultat que l'on sait. L'éclatement des voix de gauche avait provoqué la chute du PS au premier tour, et la victoire facile de Jacques Chirac au second face à Jean-Marie Le Pen.

En 2017 encore, ils sont nombreux à vouloir peser sur l'élection. Si pour l'instant on compte 47 candidats officiellement en campagne, ce chiffre devrait chuter après les primaires et l'épreuve des parrainages. Passage en revue des petits candidats, qu'ils soient bonapartistes ou partisans du vote blanc.

>> Le "vivier bonapartiste"

David Saforcada croit à sa bonne étoile, et à la nostalgie des Français. Candidat au nom de son parti, France bonapartiste, cet ancien militaire part déjà à la chasse aux parrainages, qui peinent pour l'instant à tomber. Dans les colonnes du Parisien, cet agent d'exploitation dans le domaine de la vidéosurveillance assure qu'il ira "jusqu'au bout". "Le vivier bonapartiste est immense, et la présidentielle permet à des gens comme moi de défendre leurs idées" se rassure ce fan de Napoléon Ier.

>> L'ancien aventurier

Partir seul contre tous ne fait pas peur à Jean-Pierre Mélia, candidat du Vrai Rassemblement. Après ses deux participations à l'émission d'aventure Pékin Express, cet industriel estime qu'il faut avant tout un budget crédible pour la France. Il se targue de pouvoir ramener les finances du pays à l'équilibre en trois ans grâce à trois mesures phares: réduction d'impôts, réduction des charges pour les PME et réduction des dépenses de l'Etat.

>> Le candidat du "bon sens"

Et si la politique d'un pays se faisait en vertu du bon sens? C'est ce que proposen Alain Mourguy et son Union Des Gens de bon sens. Il propose également la mise en place d'une VIe République, estimant, comme Einstein, qu'"un problème sans solution est un problème mal posé".

>> L'industriel exilé

Déjà candidat en 2007 et 2012, Yves Bontaz avait fait payer à la France d'avoir choisi François Hollande lors de la dernière élection. L'industriel avait alors renoncé à ouvrir une usine en France, lui préférant le Maroc. Aujourd'hui, l'auteur de "Après les flonflons, les rêves s'envoleront", ouvrage programmatique destiné à l'actuel président de la République, espère être candidat. Pour l'instant sans programme clair, mais avec le souvenir ému de ses 340 parrainages en 2012.

>> Le plus esperanto

"Radicalement novateur, Jacques Borie veut mettre "un grand coup de pied dans les partis". Cet ancien membre d'Amnesty International est un récidiviste, même s'il n'avait pas obtenu les 500 parrainages en 2007. Candidat malheureux aux européennes de 2009, il fonde son programme autour de trois grands axes: environnement, morale politique et laïcité. Et bien sûr, Jacques Borie est un fervent défenseur de l'esperanto, la langue universelle.

P.A.