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Automobile : le gouvernement veut limiter la casse

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Mercredi, PSA Peugeot Citroën présentera son projet de 8 000 suppressions de postes. Le même jour, Arnaud Montebourg présentera son plan pour l'industrie automobile. Ce plan est loin d’être ficelé et certains spécialistes doutent de son efficacité.

Semaine décisive pour PSA et toute l'industrie automobile française. Le président du directoire du groupe PSA Philippe Varin sera reçu cet après-midi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Mercredi, PSA présentera son projet de 8 000 suppressions de postes et l'ampleur de sa perte semestrielle à l'occasion d'un comité central d'entreprise. Le même jour, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg dévoilera son plan pour l'industrie automobile.

Un plan loin d'être ficelé

Selon les quelques informations qui fuitent des ministères, ce plan de soutien est loin d'être ficelé, mais il pourrait s'organiser autour de ces pistes : le renforcement du système de bonus/malus écologique, l'accès aux prêts, via Oséo, pour les PME, des aides à la réindustrialisation, et un renouvellement de la flotte de l'Etat et des collectivités. Autres pistes à l'étude : faciliter les crédits pour les équipementiers et les concessionnaires, ou encore créer un label "made in france" pour informer le consommateur sur l'origine réelle du véhicule et l'inciter à l'achat citoyen. En l'échange de ces aides Arnaud Montebourg réclame des "contreparties", c’est-à-dire des maintiens d'emploi mais officiellement rien n'est tranché, les négociations se poursuivront jusqu'à mercredi.
Seule certitude : la prime à la casse ne sera pas réactivée.

« Le problème est mondial »

Claude Fournis, le président du Comité français des professionnels de l'automobile, n’imagine pas que ce plan va sauver l’industrie automobile française : « Aujourd’hui, le problème est mondial. Il faut que les constructeurs puissent aller chercher des marchés ailleurs. Il faut prendre des mesures pour faire baisser les charges pour avoir une production un peu plus concurrentielle ».

« Un plan de soutien sera forcément le bienvenu »

Flavien Neuvy est directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile. Il est favorable et croit au plan de soutien : « Les quelques pistes évoquées sont à même de soutenir le marché pour passer cette période difficile, soutenir les ventes de véhicules propres. Et puis il y aura une partie qui vise à aider la filière : sous-traitant, équipementier, distribution. Là aussi je crois qu’un plan de soutien sera forcément le bienvenu ».

La Rédaction avec Victor Joanin