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A Montpellier, l'échange tendu entre Macron et un habitant sur le salafisme

Emmanuel Macron rencontre des habitants, le 18 octobre, à Montpellier. (photo d'illustration)

Emmanuel Macron rencontre des habitants, le 18 octobre, à Montpellier. (photo d'illustration) - Pascal Guyot - AFP

En déplacement mardi dans un quartier de la banlieue de Montpellier, l'ancien ministre de l'Economie a eu un vif échange avec un habitant, au sujet du salafisme.

Emmanuel Macron, en visite mardi dans le quartier sensible de la Paillade, à Montpellier, a eu un échange très vif à propos du salafisme avec un habitant qui a accusé l'ancien ministre de "faire des amalgames". Lors d'une réunion avec des responsables associatifs et des habitants, quelques heures avant son troisième et dernier meeting de "diagnostic" sur l'état de la France, il a écouté longuement les difficultés rencontrées par les associations, notamment les plus récentes qui ont "du mal à trouver leur place". 

"Ce que vous décrivez, c'est une assignation à résidence des quartiers, ça construit la frustration", a résumé Emmanuel Macron, ajoutant en plaisantant: "mais je préfère vos associations aux associations salafistes". La séquence a été relayée par un journaliste sur Twitter. 

"Amalgame très grave"

Il a immédiatement été pris à partie par un des participants: "vous êtes en train de faire un amalgame très grave, vous n'habitez pas dans le quartier". A quoi l'ancien ministre a rétorqué: "oui mais ça ne nous empêche pas de réfléchir ensemble". 

Puis, Emmanuel Macron a développé son argumentaire, refusant de changer de sujet tant que son interlocuteur n'avait pas compris son raisonnement. Interpellé sur le fait qu'"un salafiste est un citoyen comme un autre", il a répondu: "il y a des associations qui ne respectent pas la loi de la République au nom de la religion, celles-là, je veux les démanteler". 

"Très sain qu'on s'engueule pour clarifier les choses"

"Vous faites de la surenchère", a-t-il reproché à son contradicteur qui évoquait l'état d'urgence et les multiples perquisitions sans résultat dans le quartier de la Paillade.

"Ce n'est pas la religion de quelqu'un qui détermine les choses, quand une association déclare que les valeurs qu'elle porte sont supérieures à la République, il faut la démanteler". Un peu plus tard, parti sur un autre sujet, il a estimé qu'il était "très sain qu'on s'engueule pour clarifier les choses".

A.S. avec AFP