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Université de Toulouse: le syndicat UNI saisit la justice pour obtenir le déblocage de la faculté Jean Jaurès

La faculté Jean Jaurès à Toulouse est bloquée depuis le 6 mars.

La faculté Jean Jaurès à Toulouse est bloquée depuis le 6 mars. - REMY GABALDA / AFP

L'UNI et quatre étudiants de la faculté de Toulouse Jean Jaurès ont saisi la justice ce mardi pour obtenir le déblocage de l'université. Plusieurs actions similaires ont déjà été menées pour d'autres établissements occupés.

Le syndicat UNI (Union nationale inter-universitaire) et quatre étudiants à titre individuel ont déposé lundi devant le tribunal administratif de Toulouse un "référé mesures utiles" pour obtenir le déblocage de l'université de Toulouse II Jean Jaurès bloquée depuis le 6 mars, a indiqué mardi leur avocat.

Audience prévue jeudi matin

"Le texte demande au juge des référés d'enjoindre l'administrateur provisoire de l'université d'utiliser les pouvoirs de police qui lui sont conférés par la loi pour permettre de retrouver la sécurité et d'obtenir la liberté d'aller et venir sur le campus", a expliqué Me Guillaume Brouquières.

La date de l'audience devant le tribunal administratif de Toulouse a été fixée à jeudi 10h00, a indiqué Me Guillaume Bourquière. Pour le syndicat, il s'agit de retrouver "un fonctionnement normal" de cette université, a précisé Marie Glinel, responsable de l'UNI à Toulouse.

Actions similaires dans d'autres universités

Une action similaire a déjà été menée à l'université de Nancy: trois étudiants ont saisi le 17 avril la justice pour obtenir le déblocage du campus.

Mercredi, le tribunal administratif de Montpellier avait lui ordonné aux occupants de l'université Paul Valéry, bloquée depuis mi-février dans le cadre du mouvement contre la loi réformant l'accès à la fac, de "libérer les lieux sans délai". A la suite de cette décision, la police est intervenue lundi dans un campus quasi désert.

L'université de Toulouse Jean Jaurès était toujours bloquée ce mardi matin, alors que les étudiants ont entamé lundi leur seconde semaine de vacances de printemps. Deux bâtiments de l'université restaient occupés par des étudiants qui se relaient et proposent des "cours alternatifs".

M. F. avec AFP