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Un assaut des forces de l'ordre met fin à la mutinerie au centre pénitentiaire de Valence

Lla prison de Valence, le 27 novembre 2016

Lla prison de Valence, le 27 novembre 2016 - Philippe Desmazes-AFP

Un assaut des forces de l'ordre a mis fin ce dimanche, vers 14h30, à la mutinerie qui avait débuté à la mi-journée au centre pénitentiaire de Valence, dans la Drôme, dont plusieurs cellules ont été incendiées, selon le ministère de la Justice et la préfecture.

"Les équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) sont intervenues. Elles ont, en moins de 45 minutes, repris le contrôle des trois étages et récupéré le trousseau de clefs", qui avait été volé à un surveillant, a précisé le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas dans un communiqué.

Un surveillant menacé avec un couteau

Peu après midi, deux détenus ont menacé avec un couteau un agent pénitentiaire afin de lui voler son jeu de clés. Le surveillant a ensuite été relâché et n'a pas été blessé. D'après la préfecture de la Drôme, après le vol des clés, les surveillants de la prison se sont mis en sécurité en fermant les accès de la maison centrale où a eu lieu l'agression. Les détenus ont alors ouvert des cellules sur les trois étages de ce quartier destiné aux longues peines. Un incendie s'est ensuite déclaré et des Eris ont été appelées en renfort.

Plusieurs cellules ont été incendiées et un dégât des eaux a été constaté, mais aucun blessé n'a été signalé. Le centre pénitentiaire, qui peut accueillir plus de 450 détenus, n'a pas été évacué. 

Un incident en septembre

Un incident similaire a déjà eu lieu fin septembre dans cet établissement. Des détenus avaient refusé de regagner leur cellule pendant quelques heures après avoir dérobé un jeu de clefs à un gardien et tenté de mettre le feu à des matelas. Deux gardiens avaient été blessés au cours de cette agression.

"L'UFAP-Unsa Justice de Valence n'a eu de cesse d'alerter, de tirer la sonnette d'alarme sur la situation qui se dégrade de semaine en semaine sur le centre pénitentiaire de Valence", a écrit le syndicat dans un communiqué, qui réclame "un renfort de 60 personnels".

Un point de vue partagé par le maire LR de Valence, Nicolas Daragon: "Cette nouvelle flambée de violence pose indéniablement la question des effectifs dévolus à la sécurisation du site et, plus largement, de ses modalités d'organisation et de fonctionnement".

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP