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Trois hommes en garde à vue à Bastia après des incidents avec la police en février

Deux hommes ont été placés en garde à vue lundi à Bastia dans le cadre de l'enquête sur des incidents en février après des accrochages entre policiers et supporters de Bastia

Deux hommes ont été placés en garde à vue lundi à Bastia dans le cadre de l'enquête sur des incidents en février après des accrochages entre policiers et supporters de Bastia - Capture BFMTV

Trois hommes ont été placés en garde à vue ce lundi à Bastia dans le cadre de l'enquête sur des incidents survenus en février au lendemain d'accrochages à Reims entre des policiers et des supporters de Bastia, a indiqué le parti indépendantiste Corsica Libera.

Deux hommes, dont un militant de Corsica Libera, qui fait partie de la majorité nationaliste à l'Assemblée de Corse, ont été interpellés par la police dans la matinée et placés en garde à vue au commissariat de Bastia. Un troisième homme, qui était recherché, s'est présenté au commissariat en début de soirée et a été également placé en garde à vue.

Plusieurs dizaines de personnes ont participé dans le calme, en soirée, à des rassemblements de soutien devant les hôtels de ville de Bastia et d'Ajaccio, à l'appel de Corsica Libera.

Un supporter a perdu l'usage d'un oeil

Les trois hommes gardés à vue sont soupçonnés d'avoir participé à de violents incidents qui avaient opposé le 14 février des policiers et des supporters en colère du SCB. Les manifestants avaient notamment lancé des cocktails Molotov, près du commissariat de Bastia.

Ces incidents faisaient suite à ceux survenus la veille à Reims, après un match du club de football bastiais, et qui avaient opposé des policiers à des supporters du SCB.

L'un d'eux, Maxime Beux, 23 ans, avait été grièvement blessé au cours de ces incidents et a perdu l'usage de son oeil gauche. Le 13 mai, sept supporters bastiais ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Reims à des peines d'amendes allant jusqu'à 2.000 euros pour outrage et rébellion.

Ces supporters, qui ont fait appel, devaient répondre d'incidents avec des policiers, le soir du 13 février, en marge d'un match Reims-Bastia. Une enquête a été ouverte par l'inspection générale de la police (IGPN) sur les circonstances dans lesquelles Maxime Beux a été blessé à l'oeil.

La victime a accusé les policiers de l'avoir atteint avec un tir de Flash-Ball au visage. Selon le parquet de Reims, la blessure a été provoquée par une chute de la victime sur un poteau.

C.H.A. avec AFP